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 3- L’institut et le projet

 

 L’équipe de professeurs de l’Institut Français de Madrid s’intéresse depuis plusieurs années à la question de l’interculturel. Dans ce cadre, elle a développé un ensemble de ressources pédagogiques, en ligne ou hors ligne, utilisées dans les classes et dans les formations d’enseignants.  La rubrique « Miroirs » de notre site « Vivre en Aquitaine[1] » par exemple, réalisée avec l’Institut de Brême en Allemagne, l’Open University en Grande-Bretagne et l’Université de Gênes en Italie, nous a permis de travailler sur une offre pédagogique plurilingue originale, s’appuyant sur les échanges entre apprenants d’origines culturelles différentes. La rubrique « Enfants nomades » du même site, invite les jeunes enfants de 8 à 12 ans à échanger en français sur le thème du voyage. Ils nous viennent du Mexique, d’Espagne, d’Allemagne, de , etc. Ils sont jeunes mais ont déjà la curiosité de futurs voyageurs qui apprennent une langue non comme objet d’étude mais pour apporter leur pierre à un projet commun et aller à la rencontre des cultures européennes. Notons que l’intérêt de la plupart des enseignants de l’Institut pour l’interculturel n’est pas que professionnel. Aucun n’est arrivé et resté en Espagne par hasard ; beaucoup d’entre nous ont des racines ailleurs et une identité mosaïque. Beaucoup d’entre nous se sentent de passage, comme ils le seraient ailleurs, et n’en finiront jamais de voyager …

C’est grâce à tout cela, dans un contexte à la fois professionnel et individuel, que l’Institut a travaillé sur le projet collaboratif piloté par la Fing “Interculturel en ”, avec une dimension supplémentaire : la langue partagée. Nous avons travaillé autour de cinq axes.

·         La langue

·         L’

·         Le choc des cultures

·         Les

·         La musique et les chansons

Les thèmes choisis étaient assez larges pour permettre d’explorer des sujets multiples et laisser libre cours aux intuitions afin de suivre le fil des regards et des paroles. Finalement, le processus nous intéressait autant que le résultat. Il y avait une finalité à la démarche, réunir des expériences avec la langue française partagée comme fil conducteur, pour ensuite, sans doute en faire un recueil... mais il fallait se laisser le temps de partir souvent sur des chemins de traverse pour y réussir comme le suggère le texte que nous avons mis en exergue de ce livre blanc

“Des quatre coins de cette terre ronde, nous partageons une langue.

Nous ne partageons pas forcément la même histoire, nous pouvons partager des histoires. Nous pouvons essayer de partager un destin. Ce destin, notre langue, c’est peut-être notre façon d’agir sur le monde, de le rendre plus ouvert, de le rendre réellement rond, de casser les cubes, de casser les coins.

Francophones de tous horizons, amoureux de la langue française, journalistes, écrivains, enseignant du français ou vous qui apprenez cette langue, nous vous proposons de travailler à cet univers qu’est la langue dans toutes nos cultures.”

Travailler ensemble, à distance, sur quelque chose d’imprévisible, car notre sujet s’appuyait exclusivement sur l’apport des participants, à travers leur subjectivité, leur affectivité et leur désir, a pu en décourager plus d’un… En tout cas, ce fut mon sentiment parfois. Il y avait souvent des incompréhensions dans nos dialogues, des complicités aussi, même si et parce que nous étions tous francophones ! Le risque de repartir chacun dans son coin a toujours été présent. Un sentiment parfois d’échanger avec « des voix sans oreilles » pendant les visioconférences ... Nous voulions réaliser un projet collaboratif, mais avions-nous pris le temps de nous connaître, avions-nous identifié des affinités, des compétences pour les mettre à profit dans notre projet ? Nous étions-nous suffisamment interrogés sur les outils ? Avions-nous la même vision de notre finalité ? Etait-ce vraiment possible sans jamais se rencontrer en chair et en os ? Avait-on tout simplement le temps de le faire ?

Le résultat est pourtant là aujourd’hui : une expérience personnelle et collective passionnante ainsi qu’un ensemble de témoignages et de pistes de réflexion d’une grande richesse.

Ces documents constituent autant de ressources authentiques, vivantes, surprenantes souvent, inabouties parfois et … possiblement pédagogiques ! Il est ainsi logique, dans la continuité du projet, que nous partagions à notre tour cette expérience avec ceux qui apprennent notre langue et ceux qui l’enseignent !

C’est l’objectif des deux livrets que Norbert, Jean-Christophe et moi-même mettrons très bientôt à disposition de tous, afin d’ouvrir le débat et la réflexion dans les classes.

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