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<title type="text/plain">l&apos;interculturel en francophonie</title>
<tagline type="text/plain">Textes, audios, photos et vidéos pour dire ce qui nous sépare et comprendre ce qui nous rassemble</tagline>
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<name>Denis Van Riet</name>
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<modified>2011-05-19T17:23:19Z</modified>
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		<title>6- En guise de conclusion</title>
		<author>
		<name>sylvain-maire</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> Comment conclure un travail qui semble-t-il ne fait que commencer ? Les difficultés de compréhension sont devenues un atout en nous obligeant à reprendre non seulement ce qui a été dit tout au long du projet de façon très diverse (réunions, échanges par liste de discussion ou sur le réseau social, interview vidéos ) mais également la façon même dont c&apos;est déroulé le projet pendant presque trois ans.  




En mettant en perspective ce qui s&apos;est dit ou fait à des moments très différents, nous avons pu découvrir des différences et des points communs. Ceux-ci, tout autant que les concepts explicites traités, nous ont permis de découvrir quelques pépites parfois bien cachées, sur ce qui fait nos cultures et notre capacité à échanger.






  Nous espérons que ce premier travail vous aidera à faire avancer vos projets pour que les différences deviennent des richesses. Nous espérons également que vos propres expériences pourront enrichir cette ébauche, tant le sujet est vaste et riche.



</summary>
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		<id>http://interculturel.correspondants.org/news/6-en-guise-de-conclusion</id>
		<issued>2011-05-18T15:44:44Z</issued>
		<modified>2011-05-18T15:44:44Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://interculturel.correspondants.org"><![CDATA[<span style="font-size: larger; "><span style="font-family: Arial; ">&#160;Comment conclure un travail qui semble-t-il ne fait que commencer&#160;? Les difficultés de compréhension sont devenues un atout en nous obligeant à reprendre non seulement ce qui a été dit tout au long du projet de façon très diverse (réunions, échanges par liste de discussion ou sur le réseau social, interview <a class="wiki">vidéos</a>…) mais également la façon même dont c’est déroulé le projet pendant presque trois ans.  </span></span>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-size: larger; "><span style="font-family: Arial; ">En mettant en perspective ce qui s’est dit ou fait à des moments très différents, nous avons pu découvrir des différences et des points communs. Ceux-ci, tout autant que les concepts explicites traités, nous ont permis de découvrir quelques pépites parfois bien cachées, sur ce qui fait nos cultures et notre capacité à échanger.</span></span></p>
<span style="font-size: larger; "><span style="font-family: Arial; ">  Nous espérons que ce premier travail vous aidera à faire avancer vos projets pour que les différences deviennent des richesses. Nous espérons également que vos propres expériences pourront enrichir cette ébauche, tant le sujet est vaste et riche.</span></span>]]></content>
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		<title>5.4.2	Les limites du discours</title>
		<author>
		<name>sylvain-maire</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> Les langues occidentales nous font croire que penser est uniquement un cheminement avec un point de départ (souvent une question), un cheminement, et un point d&apos;arrivée (LA réponse). Nous avons cependant un autre mode de pensée qui consiste à voir la carte (vision allocentrée) plutôt que la route (vision égocentrée)[1]







. Cette deuxième forme de pensée nous permet de prendre en compte des objectifs multiples, des approches multiples sans devoir les relier « a priori ». Penser revient alors à tracer de nouvelles routes sur cette carte.
Les travaux récents en sciences cognitives montrent que chacun de ces deux modes de pensée est limité par notre mémoire de travail, une mémoire à court terme qui nous permet de « garder à l&apos;esprit » un ensemble de concepts pour les relier entre eux.


Le langage humain est un moyen de dépasser cette limite cognitive dans le cas du premier mode de pensée (celui qui consiste à associer différents concepts en série pour construire un discours, un cheminement) : la langue que nous avons apprise est constituée de « mots symboliques » que nous conservons dans notre mémoire à long terme, beaucoup moins limitée que notre mémoire de travail. Ainsi, nous pouvons stocker dans notre mémoire à long terme des concepts associés à ces mots, et réalimenter notre mémoire de travail pour les relier sous la forme d&apos;un cheminement linéaire que nous appelons discours.


Pour dépasser les limites cognitives dans le cas du deuxième mode de pensée (celui qui consiste à faire des liens entre différents concepts sans liens entre eux, comme si nous cherchions à relier des points sur une carte à deux ou plusieurs dimensions), il existe également une méthode, même si nous l&apos;avons « oubliée » dans la culture occidentale : il s&apos;agit d&apos;apprendre et de conserver dans notre mémoire à long terme non plus des mots symboliques (qui se relient en série) mais des lieux symboliques. Les grecs puis les moines du Moyen Age utilisaient ainsi des lieux physiques (par exemple une centaine d&apos;endroits remarquables dans une cathédrale : vitraux, sculptures, chapiteaux ) pour y associer un concept à chacun. Penser revient alors à se déplacer mentalement pour trouver de nouveaux cheminements entre les différents lieux de mémoire   les « loci » - auxquels on a associé nos différentes idées et expériences. Cette méthode, dont la véritable approche comme mode de pensée a été oubliée jusque récemment, s&apos;appelle « l&apos;art de la mémoire ».


Il est aussi possible d&apos;associer des concepts à d&apos;autres cartes que celles de territoires physiques. Ainsi, il apparaît que les 150 psaumes répétés très régulièrement encore aujourd&apos;hui par les moines dressent une carte de ce qu&apos;on appellerait aujourd&apos;hui des états mentaux (l&apos;amour, la fierté, la miséricorde, mais certains de ces poèmes traduisent également la haine, la colère ou la peur afin de « penser » nos sentiments et ceux des autres). De même, il semble que les contes oraux de la tradition occidentale dressent une carte  

des fautes et solutions (chaque conte part de la transgression d&apos;un interdit selon Bettelheim[2]







), les généalogies racontées par les griots africains dressent une carte des personnalités et les 8 trigrammes du Yi King dressent une carte des possibles (les hexagrammes représentant alors les 64 façons de passer de l&apos;un à l&apos;autre) : « Le Tao engendre le Un. Le Un engendre le Deux. Le Deux engendre le Trois. Le Trois produit les Dix-mille-êtres (la totalité des êtres) » (Tao Te King)


Il semblerait également que l&apos;art de la calligraphie chinoise (qui est in fine constituée que de quelques types de traits mais qui sont disposés à différents endroits pour constituer un des plus de 50000 caractères possibles) est également un moyen de créer un cheminement sur une carte symbolique : « On regarde le caractère calligraphié comme une vie. Il dispose d&apos;un corps : la partie gauche est Yang, la droite est Yin, le haut représente le ciel et le bas la terre. La calligraphie doit être équilibrée et ne pas aller trop près du bord. Ainsi, par exemple, on dit aux enfants : « n&apos;allez pas jusqu&apos;au ciel, laissez l&apos;énergie circuler ». Il dispose d&apos;un c ur, représenté par la ligne centrale qui sépare la calligraphie en deux. Ce c ur « bat et parle ». L&apos;énergie de l&apos;auteur est transmise à la calligraphie dans les traits. Lorsqu&apos;on n&apos;est pas poète, on n&apos;a pas le bon rythme et on ne peut pas faire de bonnes calligraphies[3]







 ».






[1]







 Jean-Michel Cornu, Prospectic, nouvelles technologies, nouvelles pensées, FYP éditions 2008 chapitre 9 : Modes de pensée et conflit d&apos;intérêt   voir aussi http://www.cornu.eu.org/news/nous-avons-non-pas-un-mais-deux-modes-de-pensee






[2]







 Bruno Bettelheim, psychanalyse des contes de fée, Robert Laffont 1976






[3]







 La calligraphie chinoise, rencontre avec maître Shi Bo : http://www.cornu.eu.org/news/la-calligraphie-chinoise







</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://interculturel.correspondants.org/news/5-4-2-les-limites-du-discours"/>
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		<issued>2011-05-18T15:43:28Z</issued>
		<modified>2011-05-18T15:43:28Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://interculturel.correspondants.org"><![CDATA[&#160;Les langues occidentales nous font croire que penser est uniquement un cheminement avec un point de départ (souvent une question), un cheminement, et un point d’arrivée (LA réponse). Nous avons cependant un autre mode de pensée qui consiste à voir la carte (vision allocentrée) plutôt que la route (vision égocentrée)<a style="mso-footnote-id:ftn1" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftn1" name="_ftnref1" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:footnote"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:
10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;
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<p class="MsoBodyText">Les travaux récents en sciences cognitives montrent que chacun de ces deux modes de pensée est limité par notre mémoire de travail, une mémoire à court terme qui nous permet de «&#160;garder à l’esprit&#160;» un ensemble de concepts pour les relier entre eux.</p>
<p class="MsoBodyText">Le langage humain est un moyen de dépasser cette limite cognitive dans le cas du premier mode de pensée (celui qui consiste à associer différents concepts en série pour construire un discours, un cheminement)&#160;: la langue que nous avons apprise est constituée de «&#160;mots symboliques&#160;» que nous conservons dans notre mémoire à long terme, beaucoup moins limitée que notre mémoire de travail. Ainsi, nous pouvons stocker dans notre mémoire à long terme des concepts associés à ces mots, et réalimenter notre mémoire de travail pour les relier sous la forme d’un cheminement linéaire que nous appelons discours.</p>
<p class="MsoBodyText">Pour dépasser les limites cognitives dans le cas du deuxième mode de pensée (celui qui consiste à faire des liens entre différents concepts sans liens entre eux, comme si nous cherchions à relier des points sur une carte à deux ou plusieurs dimensions), il existe également une méthode, même si nous l’avons «&#160;oubliée&#160;» dans la culture occidentale&#160;: il s’agit d’apprendre et de conserver dans notre mémoire à long terme non plus des mots symboliques (qui se relient en série) mais des lieux symboliques. Les grecs puis les moines du Moyen Age utilisaient ainsi des lieux physiques (par exemple une centaine d’endroits remarquables dans une cathédrale&#160;: vitraux, sculptures, chapiteaux…) pour y associer un concept à chacun. Penser revient alors à se déplacer mentalement pour trouver de nouveaux cheminements entre les différents lieux de mémoire – les «&#160;loci&#160;» - auxquels on a associé nos différentes idées et expériences. Cette méthode, dont la véritable approche comme mode de pensée a été oubliée jusque récemment, s’appelle «&#160;l’art de la mémoire&#160;».</p>
<p class="MsoBodyText">Il est aussi possible d’associer des concepts à d’autres cartes que celles de territoires physiques. Ainsi, il apparaît que les 150 psaumes répétés très régulièrement encore aujourd’hui par les moines dressent une carte de ce qu’on appellerait aujourd’hui des états mentaux (l’amour, la fierté, la miséricorde, mais certains de ces poèmes traduisent également la haine, la colère ou la peur afin de «&#160;penser&#160;» nos sentiments et ceux des autres). De même, il semble que les contes oraux de la tradition occidentale dressent une carte<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>des fautes et solutions (chaque conte part de la transgression d’un interdit selon Bettelheim<a style="mso-footnote-id:ftn2" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftn2" name="_ftnref2" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:
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<span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;
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FR;mso-bidi-language:AR-SA">Il semblerait également que l’art de la calligraphie chinoise (qui est in fine constituée que de quelques types de traits mais qui sont disposés à différents endroits pour constituer un des plus de 50000 caractères possibles) est également un moyen de créer un cheminement sur une carte symbolique&#160;: «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:normal">On regarde le caractère calligraphié comme une vie. Il dispose d’un corps : la partie gauche est Yang, la droite est Yin, le haut représente le ciel et le bas la terre. La calligraphie doit être équilibrée et ne pas aller trop près du bord. Ainsi, par exemple, on dit aux enfants : « n’allez pas jusqu’au ciel, laissez l’énergie circuler ». Il dispose d’un cœur, représenté par la ligne centrale qui sépare la calligraphie en deux. Ce cœur « bat et parle ». L’énergie de l’auteur est transmise à la calligraphie dans les traits. Lorsqu’on n’est pas poète, on n’a pas le bon rythme et on ne peut pas faire de bonnes calligraphies<a style="mso-footnote-id:ftn3" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftn3" name="_ftnref3" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;
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<div style="mso-element:footnote" id="ftn1">
<p class="MsoFootnoteText"><a style="mso-footnote-id:ftn1" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftnref1" name="_ftn1" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:
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</div>
<div style="mso-element:footnote" id="ftn2">
<p class="MsoFootnoteText"><a style="mso-footnote-id:ftn2" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftnref2" name="_ftn2" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:
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</div>
<div style="mso-element:footnote" id="ftn3">
<p class="MsoFootnoteText"><a style="mso-footnote-id:ftn3" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftnref3" name="_ftn3" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:
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FR;mso-bidi-language:AR-SA">[3]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> La calligraphie chinoise, rencontre avec maître Shi Bo&#160;: <a href="http://www.cornu.eu.org/news/la-calligraphie-chinoise">http://www.cornu.eu.org/news/la-calligraphie-chinoise</a></p>
</div>
</div>]]></content>
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	<entry>
		<title>5.4.1	La fausse précision de la langue</title>
		<author>
		<name>sylvain-maire</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> En occident, la langue est perçue comme un moyen de transmettre le plus précisément possible une idée que l&apos;on souhaite communiquer à l&apos;autre. De ce point de vue, la langue écrite est souvent perçue comme moins ambiguë que la langue orale. Mais cela nous leurre et nous laisse à penser qu&apos;une fois écrit et accepté par les autres un texte est précis et qu&apos;il est possible d&apos;en lever toutes les ambiguïtés. D&apos;ailleurs des distinctions qui existent dans certaines langues n&apos;existent pas dans d&apos;autres. Par exemple, l&apos;espagnol distingue deux verbes être : « ser » (« je suis un homme ») et « estar » (« je suis bien aujourd&apos;hui »). Une des pistes consiste à inventer des mots nouveaux pour penser de nouveaux concepts, comme le propose le « dico du futur[1]







 ».
Certaines expressions françaises utilisées au Sénégal servent à traduire littéralement des mots wolof qu&apos;on ne trouve pas en français. C&apos;est le cas par exemple de « cousin de plaisanterie » (« Kal » en wolof) pour désigner une personne à qui on peut tout dire sur le ton de la plaisanterie, ou bien encore « couteau à double tranchant » (traduction littérale d&apos;une expression wolof) pour indiquer quelqu&apos;un qui sème la discorde entre deux individus ou deux groupes d&apos;individus. Le « coaxeur » (rabbateur de client au Sénégal) est même issu de l&apos;anglais to caoax (enjôler).


C&apos;est pseudo précision de la langue sert de fondement au droit anglo-saxon qui est basé sur « la lettre », contrairement au droit latin basé sur « l&apos;esprit ». Le pragmatisme anglo-saxon permet de s&apos;accommoder des difficultés d&apos;interprétation d&apos;un texte en s&apos;adaptant à posteriori. La maîtrise également des limites de la langue peuvent servir d&apos;arme pour convaincre quelqu&apos;un[2]







.


Ainsi, les « conditions d&apos;utilisations » que presque personne ne lit, permettent de prémunir les fournisseurs en demandant simplement aux utilisateurs de cocher la case qui indique qu&apos;ils ont lus et compris leurs conditions ». Il en va de même des manuels d&apos;utilisations qui servent de moins en moins aux utilisateurs de guide et de plus en plus aux fournisseurs de garantie, avec de longs chapitre sur ce qu&apos;il ne faut pas faire.


Le chinois, au contraire, assume l&apos;ambiguïté de la langue. Mieux encore, dans la langue orale, beaucoup de mots se prononcent de la même façon (un mot est en général un phonème, et même si le nombre de phonèmes est plus important que dans les langues occidentales, grâce notamment à l&apos;accentuation, beaucoup de mots se prononcent de la même façon). Ainsi, un des objectifs de la langue chinoise est avant même de vouloir communiquer sa propre pensée, de pouvoir montrer à l&apos;autre que ce qu&apos;il vient de dire peut être compris autrement. Le chinois est plus encore une langue à penser qu&apos;une langue pour communiquer[3]







.






[1]







 http://www.dicodufutur.com/






[2]







 Voir Normand Baillargeon, Petit cours d&apos;autodéfense intellectuelle, Lux 2006






[3]







 Culture et écriture chinoise, rencontre avec Jean-Michel Guitaud : http://www.cornu.eu.org/news/65







</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://interculturel.correspondants.org/news/5-4-1-la-fausse-precision-de-la-langue"/>
		<id>http://interculturel.correspondants.org/news/5-4-1-la-fausse-precision-de-la-langue</id>
		<issued>2011-05-18T15:42:15Z</issued>
		<modified>2011-05-18T15:42:15Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://interculturel.correspondants.org"><![CDATA[&#160;En occident, la langue est perçue comme un moyen de transmettre le plus précisément possible une idée que l’on souhaite communiquer à l’autre. De ce point de vue, la langue écrite est souvent perçue comme moins ambiguë que la langue orale. Mais cela nous leurre et nous laisse à penser qu’une fois écrit et accepté par les autres un texte est précis et qu’il est possible d’en lever toutes les ambiguïtés. D’ailleurs des distinctions qui existent dans certaines langues n’existent pas dans d’autres. Par exemple, l’espagnol distingue deux verbes être&#160;: «&#160;ser&#160;» («&#160;je suis un homme&#160;») et «&#160;estar&#160;» («&#160;je suis bien aujourd’hui&#160;»). Une des pistes consiste à inventer des mots nouveaux pour penser de nouveaux concepts, comme le propose le «&#160;dico du futur<a style="mso-footnote-id:
ftn1" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftn1" name="_ftnref1" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:footnote"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:
10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;
mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA">[1]</span></span></span></span></a>&#160;».
<p class="MsoBodyText">Certaines expressions françaises utilisées au <a class="wiki">Sénégal</a> servent à traduire littéralement des mots wolof qu’on ne trouve pas en français. C’est le cas par exemple de «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:
normal">cousin de plaisanterie</i>&#160;» («&#160;Kal&#160;» en wolof) pour désigner une personne à qui on peut tout dire sur le ton de la plaisanterie, ou bien encore «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:normal">couteau à double tranchant</i>&#160;» (traduction littérale d’une expression wolof) pour indiquer quelqu’un qui sème la discorde entre deux individus ou deux groupes d’individus. Le «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:normal">coaxeur</i>&#160;» (rabbateur de client au <a class="wiki">Sénégal</a>) est même issu de l’anglais <i style="mso-bidi-font-style:normal">to caoax</i> (enjôler).</p>
<p class="MsoBodyText">C’est pseudo précision de la langue sert de fondement au droit anglo-saxon qui est basé sur «&#160;la lettre&#160;», contrairement au droit latin basé sur «&#160;l’esprit&#160;». Le pragmatisme anglo-saxon permet de s’accommoder des difficultés d’interprétation d’un texte en s’adaptant à posteriori. La maîtrise également des limites de la langue peuvent servir d’arme pour convaincre quelqu’un<a style="mso-footnote-id:ftn2" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftn2" name="_ftnref2" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:
10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;
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<p class="MsoBodyText">Ainsi, les «&#160;conditions d’utilisations&#160;» que presque personne ne lit, permettent de prémunir les fournisseurs en demandant simplement aux utilisateurs de cocher la case qui indique qu’ils ont lus et compris leurs conditions&#160;». Il en va de même des manuels d’utilisations qui servent de moins en moins aux utilisateurs de guide et de plus en plus aux fournisseurs de garantie, avec de longs chapitre sur ce qu’il ne faut pas faire.</p>
<p class="MsoBodyText">Le chinois, au contraire, assume l’ambiguïté de la langue. Mieux encore, dans la langue orale, beaucoup de mots se prononcent de la même façon (un mot est en général un phonème, et même si le nombre de phonèmes est plus important que dans les langues occidentales, grâce notamment à l’accentuation, beaucoup de mots se prononcent de la même façon). Ainsi, un des objectifs de la langue chinoise est avant même de vouloir communiquer sa propre pensée, de pouvoir montrer à l’autre que ce qu’il vient de dire peut être compris autrement. Le chinois est plus encore une langue à penser qu’une langue pour communiquer<a style="mso-footnote-id:ftn3" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftn3" name="_ftnref3" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:
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<p class="MsoFootnoteText"><a style="mso-footnote-id:ftn2" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftnref2" name="_ftn2" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:
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FR;mso-bidi-language:AR-SA">[2]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> Voir Normand Baillargeon, <i style="mso-bidi-font-style:normal">Petit cours d’autodéfense intellectuelle</i>, Lux 2006</p>
</div>
<div style="mso-element:footnote" id="ftn3">
<p class="MsoFootnoteText"><a style="mso-footnote-id:ftn3" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftnref3" name="_ftn3" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:
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mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA">[3]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> Culture et écriture chinoise, rencontre avec Jean-Michel Guitaud&#160;: <a href="http://www.cornu.eu.org/news/65">http://www.cornu.eu.org/news/65</a></p>
</div>
</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>5.3.3	L&apos;identité et les langues « obligatoires »  ou interdites</title>
		<author>
		<name>sylvain-maire</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> Les langues que l&apos;on doit parler
Parfois la langue est obligatoire. C&apos;était le cas dans les cours de récréations de Flandre, il était obligatoire de parler le flamand et ceux qui parlaient le français étaient punis. Parfois, elle est considérée comme nécessaire. Comme le dit un participant africain « ne va-t-on pas se mettre à coté du développement si on ne parle pas le français de France ? ». En Pologne, le français est la langue de la culture et de l&apos;amour, parlé par les femmes et les milieux aisés.


Même en parlant 7 langues on peut être considéré comme analphabète par exemple au Burkina Faso, si on ne maîtrise pas assez le français ou l&apos;anglais. Pourtant ce n&apos;est pas une question d&apos;expression car en Afrique on parle plus facilement une langue même si on ne la maîtrise pas totalement. Pour certains « la réintroduction sans règle [des langues locales] dans le français constitue la meilleure façon de parler cette dernière ». C&apos;est souvent le contraire pour les  

français qui n&apos;osent pas s&apos;exprimer si ils ne parlent pas parfaitement une langue 


Les langues que l&apos;on ne doit pas parler


Parfois, les mêmes langues comme le français doivent être parlées (sous peine d&apos;amende dans un des services d&apos;une institution malienne) ou bien au contraire vont desservir celui qui la parle (au Cameroun, sur le marché, si on parle le français on paye 44 ou 5 fois le prix par rapport à ceux qui parlent le Pidgin[1]







).


Parfois, l&apos;animosité qui se traduit par le refus de la langue est tournée vers un colonisateur extérieur comme c&apos;est le cas parfois du français en Afrique en particulier avec  

les anciens « je n&apos;essaie pas, je n&apos;ai rien à faire avec le français. Je ne suis pas un toubab (un occidental). Moi, je ne vous envie pas du fait que vous vous prenez pour des toubabs ». Pourtant, l&apos;acceptation de la langue française semble dépendre plus du niveau d&apos;étude que de la vision du colonisateur comme le dit un autre ancien qui lui a étudié : « Notre époque n&apos;a rien de semblable au vôtre. Du temps de Senghor, la langue française était presque sacrée. Nous la parlions tous de la façon la plus académique possible. Syntaxe, grammaire, conjugaison, tout était respecté, se glorifie-t-il ». Pour les populations plus jeunes, il est nécessaire de parler un peu le français même si elles n&apos;ont pas fait d&apos;études : « je m&apos;exprime difficilement en français. Je n&apos;ai jamais fréquenté l&apos;école. Pour communiquer avec une personne qui ne comprend pas ma langue, je me débrouille en utilisant la communication gestuelle ».


Parfois l&apos;envahisseur n&apos;a pas imposé sa langue, mais il peut avoir un impact sur la cohabitation même des langues dans le pays. Le chanteur wallon, Carlos Beaucarne explique ainsi : « avant la Guerre de 40, les gens riches, en Flandres comme en Wallonie, parlaient français [...] c&apos;était la langue de l&apos;élite. Pendant la guerre, il y a eu beaucoup de Flamands qui ont été faits prisonniers, et beaucoup de Wallons, mais les Flamands ont été délivrés beaucoup plus vite parce qu&apos;ils parlaient une langue qui était proche de l&apos;allemand. [...] ça a créé [...] une sorte de frisson qui a activé l&apos;animosité entre les deux ». Pourtant l&apos;identité se fait sur des langues qui ne sont pas celle des peuples ! « L&apos;identité Belge, c&apos;est d&apos;abord les langues évidemment, il y a la langue flamande... [ ]...mais ce n&apos;est pas leur langue, c&apos;est ça qu&apos;il y a de terrible. C&apos;est la même chose pour nous en Wallonie. Nous autres, on parlait le wallon, et on nous a imposé le français ».


Pour éviter de parler une langue nationale, des mélanges se construisent. C&apos;est le cas du Nouchi de Cote d&apos;Ivoire (croisement du dioula et du français) parlé jusqu&apos;en Europe, de l&apos;anglais déformé de Jamaïque pour résister à « Babylon » (le pouvoir blanc), ou encore du langage des banlieues en France. Il est intéressant de noter que le verlan (inversion des syllabe comme dans « relou » pour « lourd » ou encore « keuf » pour « flic ») a d&apos;abord été inventé par les résistants français pendant la seconde guerre mondiale pour éviter d&apos;être compris par les allemands qui parlaient le français. Ainsi ces « nouvelles langues » servent à la fois à ne pas utiliser la langue « officielle », mais aussi ne pas être compris en dehors de la communauté. Pourtant la plupart de ceux qui utilisent ces langues parlent souvent tout à fait correctement l&apos;autre langue refusée.


 Ou encore, la langue  

à enrichir 


Pour Wikipédia[2]







 : « Dans une perspective sociolinguistique (étude des langues dans leur rapport aux sociétés), le terme « langue » définit tout idiome remplissant deux fonctions sociales fondamentales : la « communication » (c&apos;est au moyen de la langue que les acteurs sociaux échangent et mettent en commun leurs idées, sentiments, pensées, etc.) et l&apos;« identification » (de par son double aspect individuel et collectif, la langue sert de marqueur identitaire quant aux caractéristiques de l&apos;individu et de ses appartenances sociales) ».


Si parler une langue ou ne pas en parler une autre est un élément d&apos;identité plus que de communication, une autre possibilité consiste à enrichir la langue que l&apos;on utilise. C&apos;est le cas des « sénégalismes » qui ont été vus comme des « fautes de grammaires » par René Dumont ou au contraire que Léopold Sédar Senghor a réussit à faire accepter par l&apos;académie française (l&apos;essencerie, la dibiterie ), officialisant ainsi une culture en l&apos;offrant à tout ceux qui parlent la langue.






[1]







 Le Pidgin du Cameroun est une sorte de créole anglais dans un pays où il n&apos;y a pas de langue nationale mais 210 langues régionales, et où tout le monde est bilingue franço anglais (même si les provinces elles-mêmes sont soit anglophones soit francophones. Exemple de Pidgin : « tu go où ? ». Voir aussi l&apos;europanto, une plaisanterie lancée par Diego Marani, traducteur à l&apos;Union Européenne où chaque mot de la phrase est dans une langue européenne différente : « Como heft vous discovered Europanto ? »






[2]







 http://fr.wikipedia.org/wiki/Langue#Langue_et_dialecte







</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://interculturel.correspondants.org/news/5-3-3-l-identite-et-les-langues-obligatoires-ou-interdites"/>
		<id>http://interculturel.correspondants.org/news/5-3-3-l-identite-et-les-langues-obligatoires-ou-interdites</id>
		<issued>2011-05-18T15:41:05Z</issued>
		<modified>2011-05-18T15:41:05Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://interculturel.correspondants.org"><![CDATA[&#160;<u>Les langues que l’on doit parler</u>
<p class="MsoBodyText">Parfois la langue est obligatoire. C’était le cas dans les cours de récréations de Flandre, il était obligatoire de parler le flamand et ceux qui parlaient le français étaient punis. Parfois, elle est considérée comme nécessaire. Comme le dit un participant africain «&#160;ne va-t-on pas se mettre à coté du développement si on ne parle pas le français de <a class="wiki">France</a>&#160;?&#160;». En Pologne, le français est la langue de la culture et de l’amour, parlé par les femmes et les milieux aisés.</p>
<p class="MsoBodyText">Même en parlant 7 langues on peut être considéré comme analphabète par exemple au <a class="wiki">Burkina Faso</a>, si on ne maîtrise pas assez le français ou l’anglais. Pourtant ce n’est pas une question d’expression car en <a class="wiki">Afrique</a> on parle plus facilement une langue même si on ne la maîtrise pas totalement. Pour certains «&#160;la réintroduction sans règle [des langues locales] dans le français constitue la meilleure façon de parler cette dernière&#160;». C’est souvent le contraire pour les<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>français qui n’osent pas s’exprimer si ils ne parlent pas parfaitement une langue…</p>
<p class="MsoBodyText"><u>Les langues que l’on ne doit pas parler<o:p></o:p></u></p>
<p class="MsoBodyText">Parfois, les mêmes langues comme le français doivent être parlées (sous peine d’amende dans un des services d’une institution malienne) ou bien au contraire vont desservir celui qui la parle (au <a class="wiki">Cameroun</a>, sur le marché, si on parle le français on paye 44 ou 5 fois le prix par rapport à ceux qui parlent le Pidgin<a style="mso-footnote-id:ftn1" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftn1" name="_ftnref1" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:
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<p class="MsoBodyText">Parfois, l’animosité qui se traduit par le refus de la langue est tournée vers un colonisateur extérieur comme c’est le cas parfois du français en <a class="wiki">Afrique</a> en particulier avec<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>les anciens <i style="mso-bidi-font-style:normal">«&#160;je n’essaie pas, je n’ai rien à faire avec le français. Je ne suis pas un toubab (un occidental). Moi, je ne vous envie pas du fait que vous vous prenez pour des toubabs</i>&#160;». Pourtant, l’acceptation de la langue française semble dépendre plus du niveau d’étude que de la vision du colonisateur comme le dit un autre ancien qui lui a étudié : «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:normal">Notre époque n’a rien de semblable au vôtre. Du temps de Senghor, la langue française était presque sacrée. Nous la parlions tous de la façon la plus académique&#160;possible. Syntaxe, grammaire, conjugaison, tout était respecté, se glorifie-t-il</i>&#160;». Pour les populations plus jeunes, il est nécessaire de parler un peu le français même si elles n’ont pas fait d’études&#160;: «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:normal">je m’exprime difficilement en français. Je n’ai jamais fréquenté l’école. Pour communiquer avec une personne qui ne comprend pas ma langue, je me débrouille en utilisant la communication gestuelle</i>&#160;».</p>
<p class="MsoBodyText">Parfois l’envahisseur n’a pas imposé sa langue, mais il peut avoir un impact sur la cohabitation même des langues dans le <a class="wiki">pays</a>. Le chanteur wallon, Carlos Beaucarne explique ainsi&#160;: «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:normal">avant la Guerre de 40, les gens riches, en Flandres comme en Wallonie, parlaient français [...] c’était la langue de l’élite. Pendant la guerre, il y a eu beaucoup de Flamands qui ont été faits prisonniers, et beaucoup de Wallons, mais les Flamands ont été délivrés beaucoup plus vite parce qu’ils parlaient une langue qui était proche de l’allemand. [...] ça a créé [...] une sorte de frisson qui a activé l’animosité entre les deux</i>&#160;». Pourtant l’identité se fait sur des langues qui ne sont pas celle des peuples&#160;! «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:normal">L’identité Belge, c’est d’abord les langues évidemment, il y a la langue flamande... […]...mais ce n’est pas leur langue, c’est ça qu’il y a de terrible. C’est la même chose pour nous en Wallonie. Nous autres, on parlait le wallon, et on nous a imposé le français</i>&#160;».</p>
<p class="MsoBodyText">Pour éviter de parler une langue nationale, des mélanges se construisent. C’est le cas du Nouchi de <a class="wiki">Cote d’Ivoire</a> (croisement du dioula et du français) parlé jusqu’en Europe, de l’anglais déformé de Jamaïque pour résister à «&#160;Babylon&#160;» (le pouvoir blanc), ou encore du langage des banlieues en <a class="wiki">France</a>. Il est intéressant de noter que le verlan (inversion des syllabe comme dans «&#160;relou&#160;» pour «&#160;lourd&#160;» ou encore «&#160;keuf&#160;» pour «&#160;flic&#160;») a d’abord été inventé par les résistants français pendant la seconde guerre mondiale pour éviter d’être compris par les allemands qui parlaient le français. Ainsi ces «&#160;nouvelles langues&#160;» servent à la fois à ne pas utiliser la langue «&#160;officielle&#160;», mais aussi ne pas être compris en dehors de la communauté. Pourtant la plupart de ceux qui utilisent ces langues parlent souvent tout à fait correctement l’autre langue refusée.</p>
<p class="MsoBodyText"><u>…Ou encore, la langue<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>à enrichir <o:p></o:p></u></p>
<p class="MsoBodyText">Pour Wikipédia<a style="mso-footnote-id:ftn2" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftn2" name="_ftnref2" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:
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<p class="MsoBodyText">Si parler une langue ou ne pas en parler une autre est un élément d’identité plus que de communication, une autre possibilité consiste à enrichir la langue que l’on utilise. C’est le cas des «&#160;sénégalismes&#160;» qui ont été vus comme des «&#160;fautes de grammaires&#160;» par René Dumont ou au contraire que Léopold Sédar Senghor a réussit à faire accepter par l’académie française (l’essencerie, la dibiterie…), officialisant ainsi une culture en l’offrant à tout ceux qui parlent la langue.</p>
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</div>
<div style="mso-element:footnote" id="ftn2">
<p class="MsoFootnoteText"><a style="mso-footnote-id:ftn2" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftnref2" name="_ftn2" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:
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</div>
</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>5.3.2	Quelques mots dans une langue pour se reconnaître</title>
		<author>
		<name>sylvain-maire</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> Certaines langues locales sont utilisées comme un mode de reconnaissance. Lorsque l&apos;on glisse ne serait ce que quelques mots dans une langue commune on se reconnaît, ceci existant aussi bien au Nord (langues régionales en disparition en France) qu&apos;au Sud. Ainsi, si les langues véhiculaires permettent des échanges avec le plus grand nombre, les langues vernaculaires permettent de se reconnaître. L&apos;important devient donc non pas de parler l&apos;une ou l&apos;autre mais d&apos;être multilingue. 
Il existe également des panachages, tels que le nouchi, ce français mélangé à la langue nationale est aujourd&apos;hui parlée en Afrique et même en Europe.

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://interculturel.correspondants.org/news/5-3-2-quelques-mots-dans-une-langue-pour-se-reconnaitre"/>
		<id>http://interculturel.correspondants.org/news/5-3-2-quelques-mots-dans-une-langue-pour-se-reconnaitre</id>
		<issued>2011-05-18T15:38:58Z</issued>
		<modified>2011-05-18T15:38:58Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://interculturel.correspondants.org"><![CDATA[&#160;Certaines langues locales sont utilisées comme un mode de reconnaissance. Lorsque l’on glisse ne serait ce que quelques mots dans une langue commune on se reconnaît, ceci existant aussi bien au Nord (langues régionales en disparition en <a class="wiki">France</a>) qu’au Sud. Ainsi, si les langues véhiculaires permettent des échanges avec le plus grand nombre, les langues vernaculaires permettent de se reconnaître. L’important devient donc non pas de parler l’une ou l’autre mais d’être multilingue.&#160;
<p class="MsoBodyText">Il existe également des panachages, tels que le nouchi, ce français mélangé à la langue nationale est aujourd'hui parlée en <a class="wiki">Afrique</a> et même en Europe.</p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>5.3.1	Oral ou écrit : comment échanger entre nous ?</title>
		<author>
		<name>sylvain-maire</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> Trois facteurs plaident pour des échanges lors de réunions (y compris en ligne) dans un contexte interculturel, lorsque l&apos;on souhaite faire réagir le plus grand nombre :
1.      



On est plus visible, et donc plus porté à réagir, dans un petit groupe (lors d&apos;une réunion à une douzaine) que dans un grand groupe ;


2.      



Les réunions sont synchrones et on, a prévu d&apos;y placer son attention, cela est moins vrai lorsque l&apos;on répond à ses mails ;


3.      



Beaucoup de cultures ont gardées leurs traditions orales. De plus certains maîtrisent mal l&apos;orthographe (à l&apos;inverse certains préfèrent prendre le temps de lire pour mieux comprendre lorsqu&apos;ils maîtrisent mal la langue de travail). Ces points sont souvent des non-dits ;

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://interculturel.correspondants.org/news/5-3-1-oral-ou-ecrit-comment-echanger-entre-nous"/>
		<id>http://interculturel.correspondants.org/news/5-3-1-oral-ou-ecrit-comment-echanger-entre-nous</id>
		<issued>2011-05-18T15:38:18Z</issued>
		<modified>2011-05-18T15:38:18Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://interculturel.correspondants.org"><![CDATA[&#160;Trois facteurs plaident pour des échanges lors de réunions (y compris en ligne) dans un contexte interculturel, lorsque l’on souhaite faire réagir le plus grand nombre&#160;:
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0cm;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:18.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1;
tab-stops:list 18.0pt"><!--[if !supportLists]--><span style="mso-list:Ignore">1.<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><!--[endif]-->On est plus visible, et donc plus porté à réagir, dans un petit groupe (lors d’une <a class="wiki">réunion</a> à une douzaine) que dans un grand groupe&#160;;</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0cm;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:18.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1;
tab-stops:list 18.0pt"><!--[if !supportLists]--><span style="mso-list:Ignore">2.<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><!--[endif]-->Les réunions sont synchrones et on, a prévu d’y placer son attention, cela est moins vrai lorsque l’on répond à ses mails&#160;;</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-left:18.0pt;text-indent:-18.0pt;mso-list:
l0 level1 lfo1;tab-stops:list 18.0pt"><!--[if !supportLists]--><span style="mso-list:Ignore">3.<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><!--[endif]-->Beaucoup de cultures ont gardées leurs traditions orales. De plus certains maîtrisent mal l’orthographe (à l’inverse certains préfèrent prendre le temps de lire pour mieux comprendre lorsqu’ils maîtrisent mal la langue de travail). Ces points sont souvent des non-dits&#160;;</p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>5.2.2	Quelle stratégie : prévoir ou mettre en place les conditions ?</title>
		<author>
		<name>sylvain-maire</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> Ce point n&apos;est pas extrait des échanges du groupe interculturel mais plutôt de l&apos;approche adoptée dans l&apos;animation. Il est basé sur le « traité de l&apos;efficacité » de François Jullien qui compare les approches occidentales et chinoises[1]







 :
·         





En Europe on commence par prévoir (par la modélisation) puis on agit


·         





En Chine on commence par mettre en place les conditions puis on laisse venir les conséquences (sans agir pour ne pas gêner la transformation)


Ainsi, l&apos;approche chinoise cherche à « agir en amont quand le réel n&apos;est pas encore figé par trop de plein et que l&apos;on peut encore l&apos;infléchir »


Du coup l&apos;occasion est perçue en Europe comme une chance qui permet le succès même sans avoir été efficace, alors qu&apos;en Chine l&apos;occasion est perçue comme le résultat de l&apos;efficacité à produire plein de possibilités (les conditions de la transformation).


Cette approche plus dans la culture chinoise peut cependant être utilisée pour proposer une stratégie d&apos;innovation[2]







 :


·         





Pour gérer la rareté, il faut prévoir avant d&apos;agir pour être plus efficace et ne pas gâcher (l&apos;efficacité européenne, une gestion de contraintes, on fait les choix a priori)


·         





Pour gérer l&apos;imprévisibilité, il faut susciter une abondance de possibilités (l&apos;objectif est cette fois l&apos;adaptabilité, c&apos;est une gestion d&apos;opportunités ou l&apos;on choisi parmi elles a posteriori)


La première approche est bien connue dans notre civilisation (gestion de projet classique) mais la seconde est la base de la gestion des projets coopératifs[3]







.


Bien sûr on a souvent besoin des deux approches (gérer des contraintes et gérer des opportunités) bien que ce ne soit pas facile de bien comprendre les deux car chacune est l&apos;opposé de l&apos;autre. Ce qui nécessite, d&apos;accepter une part d&apos;incohérence  ce qui est très anti-culturel pour les occidentaux[4]







.






[1]







 François Jullien, traité de l&apos;efficacité, le livre de poche, 2002






[2]







 J-M Cornu, l&apos;abondance comme moyen d&apos;innovation, in Internet Tome 2 services et usages de demain, Les cahiers de l&apos;internet, Fing, 2003 : http://www.cornu.eu.org/texts/internet---tome-2---services-et-usages-de-demain






[3]







 La coopération  

nouvelles approches : http://www.cornu.eu.org/texts/cooperation






[4]







 J-M, Cornu, « Une régulation complète et cohérente dans un monde complexe, la tragédie des 3 C », in Gouvernance de l&apos;Internet, coord. F. MASSIT-FOLLEA, Vox internet, rapport 2005, MSH,




2006, p. 119

 : http://www.cornu.eu.org/news/la-tragedie-des-3-c 

voir également M. DELMAS-MARTY, « La tragédie des 3 C », Préface in 

Droit et complexité   Pour une nouvelle intelligence du droit vivant, 

dir. M. DOAT, J. LE GOFF et Ph. PEDROT, Presses Université de Rennes, 2007, pp. 7-12









</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://interculturel.correspondants.org/news/5-2-2-quelle-strategie-prevoir-ou-mettre-en-place-les-conditions"/>
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		<issued>2011-05-18T15:36:59Z</issued>
		<modified>2011-05-18T15:36:59Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://interculturel.correspondants.org"><![CDATA[&#160;Ce point n’est pas extrait des échanges du groupe interculturel mais plutôt de l’approche adoptée&#160;dans l’animation. Il est basé sur le «&#160;traité de l’efficacité&#160;» de François Jullien qui compare les approches occidentales et chinoises<a style="mso-footnote-id:ftn1" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftn1" name="_ftnref1" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:
footnote"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;
mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA">[1]</span></span></span></span></a>&#160;:
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0cm;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:18.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-indent:-18.0pt;mso-list:l1 level1 lfo1;
tab-stops:list 18.0pt"><!--[if !supportLists]--><span style="font-family:Symbol;
mso-fareast-font-family:Symbol;mso-bidi-font-family:Symbol"><span style="mso-list:Ignore">·<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span></span><!--[endif]-->En Europe on commence par prévoir (par la modélisation) puis on agit</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-left:18.0pt;text-indent:-18.0pt;mso-list:
l1 level1 lfo1;tab-stops:list 18.0pt"><!--[if !supportLists]--><span style="font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;mso-bidi-font-family:
Symbol"><span style="mso-list:Ignore">·<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span></span><!--[endif]-->En Chine on commence par mettre en place les conditions puis on laisse venir les conséquences (sans agir pour ne pas gêner la transformation)</p>
<p class="MsoBodyText">Ainsi, l'approche chinoise cherche à «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:normal">agir en amont quand le réel n'est pas encore figé par trop de plein et que l'on peut encore l'infléchir</i>&#160;»</p>
<p class="MsoBodyText">Du coup l'occasion est perçue en Europe comme une chance qui permet le succès même sans avoir été efficace, alors qu'en Chine l'occasion est perçue comme le résultat de l'efficacité à produire plein de possibilités (les conditions de la transformation).</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt">Cette approche plus dans la culture chinoise peut cependant être utilisée pour proposer une stratégie d’innovation<a style="mso-footnote-id:ftn2" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftn2" name="_ftnref2" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:
10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;
mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA">[2]</span></span><!--[endif]--></span></span></a>&#160;:</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0cm;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:18.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo2;
tab-stops:list 18.0pt"><!--[if !supportLists]--><span style="font-family:Symbol;
mso-fareast-font-family:Symbol;mso-bidi-font-family:Symbol"><span style="mso-list:Ignore">·<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span></span><!--[endif]-->Pour gérer la rareté, il faut prévoir avant d'agir pour être plus efficace et ne pas gâcher (l'efficacité européenne, une gestion de contraintes, on fait les choix a priori)</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-left:18.0pt;text-indent:-18.0pt;mso-list:
l0 level1 lfo2;tab-stops:list 18.0pt"><!--[if !supportLists]--><span style="font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;mso-bidi-font-family:
Symbol"><span style="mso-list:Ignore">·<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span></span><!--[endif]-->Pour gérer l'imprévisibilité, il faut susciter une abondance de possibilités (l'objectif est cette fois l'adaptabilité, c'est une gestion d'opportunités ou l'on choisi parmi elles a posteriori)</p>
<p class="MsoBodyText">La première approche est bien connue dans notre civilisation (gestion de projet classique) mais la seconde est la base de la gestion des projets coopératifs<a style="mso-footnote-id:ftn3" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftn3" name="_ftnref3" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:
10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;
mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA">[3]</span></span><!--[endif]--></span></span></a>.</p>
<p class="MsoBodyText">Bien sûr on a souvent besoin des deux approches (gérer des contraintes et gérer des opportunités) bien que ce ne soit pas facile de bien comprendre les deux car chacune est l'opposé de l'autre. Ce qui nécessite, d’accepter une part d’incohérence… ce qui est très anti-culturel pour les occidentaux<a style="mso-footnote-id:ftn4" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftn4" name="_ftnref4" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:
10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;
mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA">[4]</span></span><!--[endif]--></span></span></a>.</p>
<div style="mso-element:footnote-list"><!--[if !supportFootnotes]--><br clear="all" />
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<!--[endif]-->
<div style="mso-element:footnote" id="ftn1">
<p class="MsoFootnoteText"><a style="mso-footnote-id:ftn1" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftnref1" name="_ftn1" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:
footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:9.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;
mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA">[1]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> François Jullien, traité de l’efficacité, le livre de poche, 2002</p>
</div>
<div style="mso-element:footnote" id="ftn2">
<p class="MsoFootnoteText"><a style="mso-footnote-id:ftn2" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftnref2" name="_ftn2" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:
footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:9.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;
mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA">[2]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> J-M Cornu, l’abondance comme moyen d’innovation, in Internet Tome 2 services et usages de demain, Les cahiers de l’internet, Fing, 2003&#160;: <a href="http://www.cornu.eu.org/texts/internet---tome-2---services-et-usages-de-demain">http://www.cornu.eu.org/texts/internet---tome-2---services-et-usages-de-demain</a></p>
</div>
<div style="mso-element:footnote" id="ftn3">
<p class="MsoFootnoteText"><a style="mso-footnote-id:ftn3" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftnref3" name="_ftn3" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:
footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:9.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;
mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA">[3]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> La coopération<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>nouvelles approches&#160;: <a href="http://www.cornu.eu.org/texts/cooperation">http://www.cornu.eu.org/texts/cooperation</a></p>
</div>
<div style="mso-element:footnote" id="ftn4">
<p class="MsoFootnoteText"><a style="mso-footnote-id:ftn4" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftnref4" name="_ftn4" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:
footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:9.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;
mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA">[4]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> J-M, Cornu, <span style="layout-grid-mode:line">« Une régulation complète et cohérente dans un monde complexe, la tragédie des 3 C », in <i style="mso-bidi-font-style:normal">Gouvernance de l’Internet</i>, coord. F. MASSIT-FOLLEA, Vox internet, rapport 2005, MSH,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoFootnoteText"><span style="layout-grid-mode:line">2006, p. 119</span>&#160;: <a href="http://www.cornu.eu.org/news/la-tragedie-des-3-c">http://www.cornu.eu.org/news/la-tragedie-des-3-c</a> <br />
voir également <span style="font-family:&quot;TimesNewRomanPSMT&quot;,&quot;serif&quot;;layout-grid-mode:
line">M. DELMAS-MARTY, « La tragédie des 3 C », Préface in </span><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="font-family:&quot;TimesNewRomanPS-ItalicMT&quot;,&quot;serif&quot;;
layout-grid-mode:line">Droit et complexité – Pour une nouvelle intelligence du droit vivant, </span></i><span style="font-family:&quot;TimesNewRomanPSMT&quot;,&quot;serif&quot;;
layout-grid-mode:line">dir. M. DOAT, J. LE GOFF et Ph. PEDROT, Presses Université de Rennes, 2007, pp. 7-12</span></p>
</div>
</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>5.2.1	Les différents temps</title>
		<author>
		<name>sylvain-maire</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> La langue grec ancienne distinguait trois types de temps :
·         





Le chronos : le temps qui court du passé au présent


·         





Le kairos : l&apos;instant présent


·         





L&apos;aion : le temps cyclique


L&apos;occident ne considère principalement que le chronos. Pourtant, la mesure du temps se fait toujours par la mesure d&apos;un cycle : la journée, l&apos;année, à la période de radiation pour l&apos;atome de Cesium pour définir la seconde internationale, ou encore le clin d&apos; il ou même le barrissement régulier de l&apos;âne (environ une heure) en Afrique.


La notion d&apos;instant présent (kairos) est également plus ou moins important suivant les cultures. 

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://interculturel.correspondants.org/news/5-2-1-les-differents-temps"/>
		<id>http://interculturel.correspondants.org/news/5-2-1-les-differents-temps</id>
		<issued>2011-05-18T15:34:46Z</issued>
		<modified>2011-05-18T15:34:46Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://interculturel.correspondants.org"><![CDATA[&#160;La langue grec ancienne distinguait <u>trois types de temps</u>&#160;:
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0cm;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:18.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1;
tab-stops:list 18.0pt"><!--[if !supportLists]--><span style="font-family:Symbol;
mso-fareast-font-family:Symbol;mso-bidi-font-family:Symbol"><span style="mso-list:Ignore">·<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span></span><!--[endif]-->Le chronos&#160;: le temps qui court du passé au présent</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0cm;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:18.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1;
tab-stops:list 18.0pt"><!--[if !supportLists]--><span style="font-family:Symbol;
mso-fareast-font-family:Symbol;mso-bidi-font-family:Symbol"><span style="mso-list:Ignore">·<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span></span><!--[endif]-->Le kairos&#160;: l’instant présent</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-left:18.0pt;text-indent:-18.0pt;mso-list:
l0 level1 lfo1;tab-stops:list 18.0pt"><!--[if !supportLists]--><span style="font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;mso-bidi-font-family:
Symbol"><span style="mso-list:Ignore">·<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span></span><!--[endif]-->L’aion&#160;: le temps cyclique</p>
<p class="MsoBodyText">L’occident ne considère principalement que le chronos. Pourtant, la mesure du temps se fait toujours par la mesure d’un cycle&#160;: la journée, l’année, à la période de radiation pour l’atome de Cesium pour définir la seconde internationale, ou encore le clin d’œil ou même le barrissement régulier de l’âne (environ une heure) en <a class="wiki">Afrique</a>.</p>
<span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;
mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA">La notion d’instant présent (kairos) est également plus ou moins important suivant les cultures.&#160;</span>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>5.1.5	Vivre à l&apos;étranger  et devoir en cacher la dure réalité</title>
		<author>
		<name>sylvain-maire</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> La situation est différente suivant d&apos;où on vient. L&apos;Africain qui vient travailler en Europe est un « travailleur émigré », alors que l&apos;occidental qui vient travailler en Afrique est un « coopérant » 
Les africains qui se sont installés en France cachent la vérité sur leurs conditions. Mes médias traditionnels présentent souvent l&apos;occident comme un eldorado. Certains en arrivent à louer des vêtements « riches » le temps de leurs vacances au pays. Mais la réalité est beaucoup plus dure que ce qui est raconté 


Les chansons également participent au mythe et permettent de rêver sur un pays ou sur une ville. Comme le dit un des contributeurs, il faut continuer « de mythifier [Paris], d&apos;alimenter la légende, comme l&apos;on fait tant d&apos;illustres menteurs avant nous. Ces mythes façonnent la réalité de ceux qui viennent après ».


Mais le pays d&apos;accueil n&apos;est pas le seul à enjoliver la réalité. Comme le dit un des contributeurs, « la bas (titre d&apos;une chanson de Jean-Jacques Goldman), l&apos;herbe est toujours plus verte que chez soi ». L&apos;écrivain sénégalais Omar Ba, dans « Je suis venu, J&apos;ai vu, je n&apos;y crois plus[1]







 » met à mal le rôle de la diaspora africaine qui pousse les jeunes à l&apos;émigration.


Lorsque les migrants rentrent définitivement, (quand il ne s&apos;agit pas d&apos;une expulsion), c&apos;est qu&apos;ils ont mis assez d&apos;argent de côté pour faire vivre la famille, se faire construire une maison et s&apos;assurer une vie plus confortable.






[1]







 Omar Ba, Je suis venu, j&apos;ai vu, je n&apos;y crois plus, Max Milo, 2009







</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://interculturel.correspondants.org/news/5-1-5-vivre-a-l-etranger-et-devoir-en-cacher-la-dure-realite"/>
		<id>http://interculturel.correspondants.org/news/5-1-5-vivre-a-l-etranger-et-devoir-en-cacher-la-dure-realite</id>
		<issued>2011-05-18T15:34:09Z</issued>
		<modified>2011-05-18T15:34:09Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://interculturel.correspondants.org"><![CDATA[&#160;La situation est différente suivant d’où on vient. L’Africain qui vient travailler en Europe est un «&#160;travailleur émigré&#160;», alors que l’occidental qui vient travailler en <a class="wiki">Afrique</a> est un «&#160;coopérant&#160;»…
<p class="MsoBodyText">Les africains qui se sont installés en <a class="wiki">France</a> cachent la vérité sur leurs conditions. Mes <a class="wiki">médias</a> traditionnels présentent souvent l’occident comme un eldorado. Certains en arrivent à louer des vêtements «&#160;riches&#160;» le temps de leurs vacances au <a class="wiki">pays</a>. Mais la réalité est beaucoup plus dure que ce qui est raconté…</p>
<p class="MsoBodyText">Les chansons également participent au mythe et permettent de rêver sur un <a class="wiki">pays</a> ou sur une ville. Comme le dit un des contributeurs, il faut continuer «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:normal">de mythifier [Paris], d’alimenter la légende, comme l’on fait tant d’illustres menteurs avant nous. Ces mythes façonnent la réalité de ceux qui viennent après</i>&#160;».</p>
<p class="MsoBodyText">Mais le <a class="wiki">pays</a> d’accueil n’est pas le seul à enjoliver la réalité. Comme le dit un des contributeurs, «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:
normal">la bas (titre d’une chanson de Jean-Jacques Goldman), l’herbe est toujours plus verte que chez soi</i>&#160;». L’écrivain sénégalais Omar Ba, dans «&#160;Je suis venu, J’ai vu, je n’y crois plus<a style="mso-footnote-id:
ftn1" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftn1" name="_ftnref1" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:
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<p class="MsoBodyText">Lorsque les <a class="wiki">migrants</a> rentrent définitivement, (quand il ne s'agit pas d'une expulsion), c'est qu'ils ont mis assez d'argent de côté pour faire vivre la famille, se faire construire une maison et s'assurer une vie plus confortable.</p>
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<!--[endif]-->
<div style="mso-element:footnote" id="ftn1">
<p class="MsoFootnoteText"><a style="mso-footnote-id:ftn1" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftnref1" name="_ftn1" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:
footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:9.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;
mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA">[1]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> Omar Ba,<i style="mso-bidi-font-style:normal"> Je suis venu, j’ai vu, je n’y crois plus</i>, Max Milo, 2009</p>
</div>
</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>5.1.4	L&apos;autre : vivre la différence</title>
		<author>
		<name>sylvain-maire</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">La vision de l&apos;autre peut être dure, surtout quand le pays de l&apos;autre a été colonisateur. Mais parfois ce qui ressort par exemple dans les chansons, c&apos;est ce que l&apos;on ressent de comment l&apos;autre nous voit. C&apos;est le cas par exemple de « Nous pas bouger » de Salif Keita. La différence avec l&apos;autre peut aussi être vue comme un enrichissement, comme dans la chanson « la différence » du même Salif Keita.</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://interculturel.correspondants.org/news/5-1-4-l-autre-vivre-la-difference"/>
		<id>http://interculturel.correspondants.org/news/5-1-4-l-autre-vivre-la-difference</id>
		<issued>2011-05-18T15:33:13Z</issued>
		<modified>2011-05-18T15:33:13Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://interculturel.correspondants.org"><![CDATA[La vision de l’autre peut être dure, surtout quand le <a class="wiki">pays</a> de l’autre a été colonisateur. Mais parfois ce qui ressort par exemple dans les chansons, c’est ce que l’on ressent de comment l’autre nous voit. C’est le cas par exemple de «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:normal">Nous pas bouger</i>&#160;» de Salif Keita. La différence avec l’autre peut aussi être vue comme un enrichissement, comme dans la chanson «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:
normal">la différence</i>&#160;» du même Salif Keita.]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>5.1.3	L&apos;attachement au pays de son enfance  ou aux chansons de l&apos;adolescence</title>
		<author>
		<name>sylvain-maire</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> Le pays de notre enfance
Antoine de Saint Exupery disait : « On est de son enfance comme on est d&apos;un pays ». Ainsi, le pays mais aussi la région de l&apos;enfance marque fortement et constitue un élément de la construction de l&apos;identité. Un contributeur français disait ainsi « peut être parce que j&apos;y suis né, il m&apos;est impossible de penser à la France sans penser à l&apos;Afrique ».


Les chansons de notre adolescence


Parfois, ce sont également les chansons de notre enfance plus encore que le pays qui nous marquent. Chansons en anglais parfois pour les français ou  chansons françaises pour les africains. Comme le dit très joliment un contributeur du Sénégal : « A l&apos;âge où les premières flèches du dieu Cupidon transperçaient nos petit c urs d&apos;adolescents, c&apos;était la musique française qui apaisait nos nouvelles blessures innocentes.

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://interculturel.correspondants.org/news/5-1-3-l-attachement-au-pays-de-son-enfance-ou-aux-chansons-de-l-adolescence"/>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://interculturel.correspondants.org"><![CDATA[&#160;<u>Le <a class="wiki">pays</a> de notre enfance</u>
<p class="MsoBodyText">Antoine de Saint Exupery disait&#160;: «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:normal">On est de son enfance comme on est d’un <a class="wiki">pays</a></i>&#160;». Ainsi, le <a class="wiki">pays</a> mais aussi la région de l’enfance marque fortement et constitue un élément de la construction de l’identité. Un contributeur français disait ainsi «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:normal">peut être parce que j’y suis né, il m’est impossible de penser à la <a class="wiki">France</a> sans penser à l’<a class="wiki">Afrique</a></i>&#160;».</p>
<p class="MsoBodyText"><u>Les chansons de notre adolescence<o:p></o:p></u></p>
<p class="MsoBodyText">Parfois, ce sont également les chansons de notre enfance plus encore que le <a class="wiki">pays</a> qui nous marquent. Chansons en anglais parfois pour les français ou… chansons françaises pour les africains. Comme le dit très joliment un contributeur du <a class="wiki">Sénégal</a>&#160;: «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:normal">A l’âge où les premières flèches du dieu Cupidon transperçaient nos petit cœurs d’adolescents, c’était la musique française qui apaisait nos nouvelles blessures innocentes</i>.</p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>5.1.2	La place des anciens : abandonnés ou intouchables ?</title>
		<author>
		<name>sylvain-maire</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> Ne pas abandonner les anciens
Sur le continent africain, la vie de famille ou de clan, fait qu&apos;un ancien n&apos;est jamais seul. Il représente la sagesse, éduque les enfants et dispose d&apos;énormément de respect. Ils vivront dans l&apos;entité familiale jusqu&apos;à la fin de leur vie. Si les hospices et seniories n&apos;existent pas en Afrique, ce n&apos;est pas pour la seule question de manque de moyens financiers. Il est impensable qu&apos;un ancien puisse mourir seul !


Au Japon, la population est vieillissante et le développement économique a amené les enfants à vivre loin des parents. Pour leur permettre d&apos;aider leurs anciens, une monnaie complémentaire s&apos;est développée : le Fureai Kippu qui touche 1,8 millions de japonais. Cette monnaie s&apos;intéresse à tout ce qui n&apos;est pas couvert par l&apos;assurance nationale maladie et invalidité. Elle peut être gagnée par des heures de services à des seniors près de chez soi et ensuite transférée à ses parents qui peuvent ainsi se faire aider par des personnes plus proches géographiquement[1]







.


Pour d&apos;autres encore, « l&apos;âge n&apos;a pas d&apos;importance dans la vie, car à tout moment on peut rebondir ». De même on peut accompagner quelqu&apos;un dans la vie, un enfant mais pas seulement. Il est possible d&apos;accompagner un adulte voire un ancien.


Devenir intouchable


Au niveau de la vie politique ou économique, en Afrique, une fois &quot;ancien&quot;, l&apos;homme est quasi intouchable par la justice quels que soient les actes posés dans sa vie antérieure. 






[1]







 Jean-Michel Cornu, de l&apos;innovation monétaire aux monnaies de l&apos;innovation, FYP éditions 2010 : http://www.internetactu.net/2011/01/05/linnovation-monetaire-35-differentes-monnaies-pour-differents-objectifs/







</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://interculturel.correspondants.org/news/5-1-2-la-place-des-anciens-abandonnes-ou-intouchables"/>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://interculturel.correspondants.org"><![CDATA[&#160;<u>Ne pas abandonner les anciens</u>
<p class="MsoBodyText">Sur le continent africain, la vie de famille ou de clan, fait qu'un ancien n'est jamais seul. Il représente la sagesse, éduque les enfants et dispose d'énormément de respect. Ils vivront dans l'entité familiale jusqu'à la fin de leur vie. Si les hospices et seniories n'existent pas en <a class="wiki">Afrique</a>, ce n'est pas pour la seule question de manque de moyens financiers. Il est impensable qu'un ancien puisse mourir seul !</p>
<p class="MsoBodyText">Au Japon, la population est vieillissante et le développement économique a amené les enfants à vivre loin des parents. Pour leur permettre d’aider leurs anciens, une monnaie complémentaire s’est développée&#160;: le Fureai Kippu qui touche 1,8 millions de japonais. Cette monnaie s’intéresse à tout ce qui n’est pas couvert par l’assurance nationale maladie et invalidité. Elle peut être gagnée par des heures de services à des seniors près de chez soi et ensuite transférée à ses parents qui peuvent ainsi se faire aider par des personnes plus proches géographiquement<a style="mso-footnote-id:
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<p class="MsoBodyText">Pour d’autres encore, «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:
normal">l’âge n’a pas d’importance dans la vie, car à tout moment on peut rebondir</i>&#160;». De même on peut accompagner quelqu’un dans la vie, un enfant mais pas seulement. Il est possible d’accompagner un adulte voire un ancien.</p>
<p class="MsoBodyText"><u>Devenir intouchable<o:p></o:p></u></p>
<span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;
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FR;mso-bidi-language:AR-SA">Au niveau de la vie politique ou économique, en <a class="wiki">Afrique</a>, une fois "ancien", l'homme est quasi intouchable par la justice quels que soient les actes posés dans sa vie antérieure.&#160;</span>
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<p class="MsoFootnoteText"><a style="mso-footnote-id:ftn1" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftnref1" name="_ftn1" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:
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FR;mso-bidi-language:AR-SA">[1]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> Jean-Michel Cornu, de l’innovation monétaire aux monnaies de l’innovation, FYP éditions 2010&#160;: <a href="http://www.internetactu.net/2011/01/05/linnovation-monetaire-35-differentes-monnaies-pour-differents-objectifs/">http://www.internetactu.net/2011/01/05/linnovation-monetaire-35-differentes-monnaies-pour-differents-objectifs/</a></p>
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</div>]]></content>
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	<entry>
		<title>5.1.1	La place de la femme</title>
		<author>
		<name>sylvain-maire</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> Un monde des hommes et un monde des femmes
La place de la femme varie suivant les cultures. En Afrique, dans la société traditionnelle, elle assure une responsabilité sociale comme mère et dans la tenue de la maison. Jusque récemment, la société était séparée mais équilibrée : les hommes et les femmes vivent dans un monde différent : les hommes vivent à l&apos;extérieur et les femmes à l&apos;intérieur des maisons qui communiquent entre elles. L&apos;arrivée d&apos;une urbanisation « à l&apos;occidentale » a changé cet équilibre en proposant des appartements bien plus petits qui ne communiquent pas entre eux, isolant les femmes les unes des autres.


Le passage à un monde occidentalisé


Du coup dans cette nouvelle société, les femmes vivent mal cette situation et estiment ne pas disposer des mêmes droits que les hommes. Petit à petit, la situation évolue et un nombre croissant de femmes sont présentes à des postes de responsabilité (la ministre des TIC au Mali est une femme par exemple). L&apos;équilibre entre les femmes et les hommes passe progressivement d&apos;un équilibre (traditionnel) à un autre (occidental) avec une transition qui à clairement désavantagé la femme.  

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://interculturel.correspondants.org/news/5-1-1-la-place-de-la-femme"/>
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		<issued>2011-05-18T15:30:23Z</issued>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://interculturel.correspondants.org"><![CDATA[&#160;<u>Un monde des hommes et un monde des femmes</u>
<p class="MsoBodyText">La place de la femme varie suivant les cultures. En <a class="wiki">Afrique</a>, dans la société traditionnelle, elle assure une responsabilité sociale comme mère et dans la tenue de la maison. Jusque récemment, la société était séparée mais équilibrée&#160;: les hommes et les femmes vivent dans un monde différent&#160;: les hommes vivent à l’extérieur et les femmes à l’intérieur des maisons qui communiquent entre elles. L’arrivée d’une urbanisation «&#160;à l’occidentale&#160;» a changé cet équilibre en proposant des appartements bien plus petits qui ne communiquent pas entre eux, isolant les femmes les unes des autres.</p>
<p class="MsoBodyText"><u>Le passage à un monde occidentalisé<o:p></o:p></u></p>
<span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;
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FR;mso-bidi-language:AR-SA">Du coup dans cette nouvelle société, les femmes vivent mal cette situation et estiment ne pas disposer des mêmes droits que les hommes. Petit à petit, la situation évolue et un nombre croissant de femmes sont présentes à des postes de responsabilité (la ministre des TIC au <a class="wiki">Mali</a> est une femme par exemple). L’équilibre entre les femmes et les hommes passe progressivement d’un équilibre (traditionnel) à un autre (occidental) avec une transition qui à clairement désavantagé la femme. &#160;</span>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>4.4 Jean-Christophe : une expérience d&apos;animation autour de la musique</title>
		<author>
		<name>sylvain-maire</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> De Charenton-Le-Pont, Val de Marne, à l&apos;Institut Français de Madrid 
Septembre 2009, mon ancien collègue et ami de toujours Norbert, professeur à l&apos;IFM, m&apos;écrit pour m&apos;inviter à l&apos;assister dans un nouveau projet qu&apos;on vient de lui proposer : il s&apos;agirait de « prendre en charge l&apos;animation d&apos;un réseau culturel (interculturel) pour la partie chansons et musiques ». Traducteur indépendant spécialisé dans les nouvelles technologies, il m&apos;apparaît que ce concept   à priori troublant   d&apos;interculturalité n&apos;est finalement pas sans rapport avec mon activité quotidienne : faire entendre à d&apos;autres (les lecteurs) ce que d&apos;autres encore (les rédacteurs) entendent par leurs écrits. Et puis la perspective d&apos;être « missionné » pour parler de musique et de chanson  m&apos;enchante. Je ressens néanmoins le besoin de lester mon profil de simple amateur passionné en conviant mon amie Brigitte, programmatrice de concerts sur la scène parisienne alternative, à participer à l&apos;aventure en me faisant partager sa connaissance directe du milieu des artistes émergents. L&apos;équipe est au complet, et la première note n&apos;a pas encore retenti que le projet Interculturel musiques et chansons a déjà changé ma vie !


Reste que le projet Interculturel va déjà bon train, et qu&apos;il s&apos;agit donc de prendre un train en marche  mais pour quelle destination ? Les premiers mois seront surtout un effort sans fin pour appréhender la genèse, l&apos;architecture et, surtout, la finalité du projet Interculturel.


Découverte du projet : site Interculturel, listes, flashmeetings 


Animation, production collective de ressources  tout cela en virtuel.  Se pose alors la question clé des outils de communication, de collaboration et de publication.


Fin 2009, longues séances de navigation sur le site Interculturel, d&apos;île en île  En quête moins de trésors cachés, de perles dormantes que d&apos;une étincelle pour allumer le feu sacré. Deux silex, deux mains qui s&apos;en saisissent, et je saurai ce qu&apos;il me reste à faire. Mais il faut se rendre à l&apos;évidence, la vérité du projet Interculturel est ailleurs.


Le premier flashmeeting auquel je participe a justement trait à la refonte du site. Je découvre ce dispositif de vidéoconférence en ligne, qui est aussi ma première occasion d&apos;interagir en direct avec le comité de pilotage, de mettre des visages et des voix sur des noms, de donner corps au projet. Première impression réconfortante de cordialité, accueil bienveillant, confiance à priori envers un parfait inconnu. Les choses se gâtent au moment d&apos;intervenir : la transmission unidirectionnelle de la voix, et le système de tours de parole, s&apos;avèrent très déstabilisants pour qui n&apos;est pas rompu à l&apos;exercice, à fortiori un ours de traducteur habitué au recul de l&apos;écrit. Un autre témoignage a parlé à ce propos de « voix sans oreilles », pointant un déficit d&apos;écoute. Mais ce qui m&apos;a le plus frappé, c&apos;est, à l&apos;inverse, la difficulté que j&apos;ai ressenti à parler sans pouvoir entendre les autres, leurs réactions, leur silence même. Il faut pour cela être capable de parler tout seul, et ce n&apos;est pas donné à tout le monde. Mais le déclic se faisait toujours après coup, et si je n&apos;ai guère participé aux débats, j&apos;ai beaucoup écouté (puis réécouté à tête reposé) les uns et les autres, jusqu&apos;à entendre enfin la « musique » du projet.


Veille Interculturel musiques et chansons


Premier angle d&apos;intervention : exposer le projet à un flux diversifié d&apos;informations sur le monde de la musique et de la chanson : actualité de la scène artistique, nouvelles chansons, nouveaux artiste, etc., resitués dans une perspective interculturelle, dans le but de nourrir et d&apos;incarner notre réflexion, de susciter des idées, des échanges, des envies. Cela nous a conduit à découvrir le potentiel des agrégateurs de flux RSS (en l&apos;occurrence, Google Reader) dans le cadre des projets collaboratifs.


Notre vision d&apos;alors : une veille organisée en réseau, ou chaque participant filtrerait régulièrement sa propre sélection de sources d&apos;actualités, prélevant au passage un article pour le placer avec un commentaire dans sa « liste partagée », où les autres participants pourraient à leur tour réagir et commenter l&apos;article, et ainsi de suite jusqu&apos;à sa publication sur le site Interculturel. Ce projet particulier n&apos;a pas pris mais l&apos;idée est à retenir si j&apos;en juge par l&apos;intérêt du matériau que nous avons pu récolter en un temps relativement bref[1]







. Elle suppose toutefois une communauté d&apos;intérêt actif pour le thème suivi, et sans doute un véritable atelier de lancement pour organiser le dispositif.


Le groupe Interculturel musiques et chansons (réseau social de la Fing) 


Le second volet était naturellement la production collective de textes sur un ou plusieurs thèmes. Parmi les différents axes de travail proposés fin mars 2010, un consensus s&apos;est formé autour du thème « Chacun sa France, chacun son refrain », lancé sur le réseau social de la Fing (groupe Interculturel musiques et chansons).


La plateforme du réseau social Fing donnait une belle visibilité à ce projet pourtant singulièrement « décalé » par rapport aux autres groupes du réseau social.  




Ce groupe a reçu des contributions de qualité et permis à chacun de mettre un peu de soi-même, de ses goûts, de son histoire personnelle. Pour ma part, j&apos;aurais aimé écrire davantage et je conserve encore de nombreuses ébauches de textes dans mes cartons, mais il m&apos;a fallu passer le plus clair de mon temps à susciter des contributions et à guider les contributeurs jusqu&apos;à la publication (problème notamment d&apos;apprentissage de l&apos;éditeur).


Une déconvenue d&apos;ordre technique : le système de notification ne permettait pas d&apos;informer les commentateurs des réactions à leurs commentaires, ce qui empêchait de créer une dynamique de discussion  Le fait est qu&apos;on ne « vit » pas sur le réseau social Fing comme certains vivent sur Facebook, et qu&apos;il faut donc être incité à revenir.


Autre regret personnel, la quasi-absence de contributeurs Africains, pourtant largement représentés sur correspondants.org. Bien que virtuelle (ou peut-être parce que virtuelle), la participation au groupe semble avoir largement reposé sur le lien de proximité par rapport à l&apos;équipe d&apos;animation (relations directes, professionnelles ou amicales, etc.).


En revanche, le travail de Brigitte auprès de ses contacts artistes a porté ses fruits et, vers la fin de la période d&apos;activité du groupe, plusieurs chanteurs sont venus publier et commenter leurs chansons sur Interculturel Musiques et Chansons. Nous aurons vu ainsi un début de réalisation de la vision de départ : faire du groupe Interculturel Musiques et Chansons un lieu de rencontre entre de jeunes artistes et leur public, et cela donne envie de renouveler l&apos;expérience en tirant les leçons d&apos;une réussite en demi-teinte.


Atelier Interculturel musiques et chansons à Lift&apos;10 Marseilles 


L&apos;atelier Interculturel Musiques et Chansons organisé dans le cadre de l&apos;événement Lift 2010, auquel nos contacts de la Fing Jean-Michel et Denis m&apos;ont fait l&apos;amitié et l&apos;honneur de m&apos;inviter,  

m&apos;a permis de mesurer l&apos;immense apport de la rencontre en présentiel par rapport à une animation en ligne.


Je suis aussi très reconnaissant à Denis, qui avait pris le temps au téléphone de me présenter avec sa sensibilité coutumière la plupart des participants à l&apos;atelier. Ces indications m&apos;ont permis de vivre pleinement ce grand moment de rencontre.


Outre le plaisir des trois journées passées avec l&apos;équipe Correspondants, j&apos;ai été réellement ébloui de voir se confirmer à ce point le potentiel du thème la chanson comme déclencheur de parole, y compris auprès de participant Lift, pour lesquelles l&apos;atelier Interculturel Musiques et chansons n&apos;était qu&apos;un événement accessoire. Pris dans l&apos;intensité de l&apos;instant, je n&apos;ai pas suffisamment anticipé l&apos;exploitation ultérieure de l&apos;événement, que je m&apos;étais représenté comme une simple présentation de nos travaux alors qu&apos;il aurait pu être le point de départ d&apos;une nouvelle tranche du projet.


Sur le plan technique, j&apos;ai souffert de mon manque d&apos;entraînement à la prise de notes manuscrites en réunion, de sorte qu&apos;il m&apos;a fallu choisir : animer ou noter. A défaut de pouvoir enregistrer les débats (peu envisageable vu le nombre de participants), mon ordinateur portable m&apos;aurait sans doute permis de conserver plus de traces de ce moment. Jean-Michel a heureusement bien compensé cette lacune, et ses notes extrêmement fournies donnent une idée de la richesse des échanges, où la contribution des représentants du continent Africain a été décisive.


Enfin, je garde un excellent souvenir de la série d&apos;interviews réalisées en marge de Lift avec Dimanche, du Burkina Faso   le privilège de collaborer avec un grand professionnel de la réalisation, qui a l&apos;art de mettre les personnes en situation pour donner libre cours à la parole.


Epilogue


Annoncé à l&apos;issue des journées Lift, le retrait du groupe Interculturel musiques et chansons de la plateforme réseau social de la  

Fing m&apos;a laissé sur un sentiment mitigé. Découragement d&apos;abord, car cela signifie que le temps passé à me former et à former les contributeurs sur cette plateforme a été investi en pure perte. Mais aussi soulagement d&apos;abandonner une position somme toute difficile à tenir, le groupe Interculturel musiques et chansons n&apos;étant pas vraiment dans la ligne thématique du réseau social Fing (voué aux implications et applications sociales des nouvelles technologies), et finalement peu adaptée au type d&apos;interactions recherché pour ce projet spécifique. Si l&apos;expérience devait se poursuivre ou se renouveler, j&apos;aurais désormais de solides arguments pour préconiser une plateforme plus intégrée dans le quotidien des contributeurs potentiels.


Déconvenue aussi en entendant parler de « bouclage » et de « synthèse » pour un projet qui, dans mon esprit, est à peine ébauché et n&apos;a livré qu&apos;une infime portion de ses résultats potentiels  Eternelle difficulté à ajuster mes rythmes personnels au cycle de vie d&apos;un grand projet institutionnel.






[1]







 voir le fil de veille sur la page d&apos;accueil du groupe Interculturel musiques et chansons : http://www.reseaufing.org/pg/groups/19732/interculturel-musiques-et-chansons/







</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://interculturel.correspondants.org/news/4-4-jean-christophe-une-experience-d-animation-autour-de-la-musique"/>
		<id>http://interculturel.correspondants.org/news/4-4-jean-christophe-une-experience-d-animation-autour-de-la-musique</id>
		<issued>2011-05-18T15:28:41Z</issued>
		<modified>2011-05-18T15:28:41Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://interculturel.correspondants.org"><![CDATA[&#160;<u>De Charenton-Le-Pont, Val de Marne, à l’Institut Français de Madrid…</u>
<p class="MsoBodyText">Septembre 2009, mon ancien collègue et ami de toujours Norbert, professeur à l’IFM, m’écrit pour m’inviter à l’assister dans un nouveau projet qu’on vient de lui proposer&#160;: il s’agirait de «&#160;prendre en charge l'animation d'un réseau culturel (interculturel) pour la partie chansons et musiques&#160;». Traducteur indépendant spécialisé dans les nouvelles technologies, il m’apparaît que ce concept –&#160;à priori troublant&#160;– d’<i style="mso-bidi-font-style:normal">interculturalité</i> n’est finalement pas sans rapport avec mon activité quotidienne&#160;: faire entendre à d’autres (les lecteurs) ce que d’autres encore (les rédacteurs) entendent par leurs écrits. Et puis la perspective d’être «&#160;missionné&#160;» pour parler de musique et de chanson… m’enchante. Je ressens néanmoins le besoin de lester mon profil de simple amateur passionné en conviant mon amie Brigitte, programmatrice de concerts sur la scène parisienne alternative, à participer à l’aventure en me faisant partager sa connaissance directe du milieu des artistes émergents. L’équipe est au complet, et la première note n’a pas encore retenti que le projet <i style="mso-bidi-font-style:
normal">Interculturel <a class="wiki">musiques et chansons</a></i> a déjà changé ma vie&#160;!</p>
<p class="MsoBodyText">Reste que le projet Interculturel va déjà bon train, et qu’il s’agit donc de prendre un train en marche… mais pour quelle destination&#160;? Les premiers mois seront surtout un effort sans fin pour appréhender la genèse, l’architecture et, surtout, la finalité du projet Interculturel.</p>
<p class="MsoBodyText"><u>Découverte du projet&#160;: site Interculturel, listes, flashmeetings…<o:p></o:p></u></p>
<p class="MsoBodyText">Animation, production collective de ressources… tout cela en virtuel. &#160;Se pose alors la question clé des outils de communication, de collaboration et de publication.</p>
<p class="MsoBodyText">Fin 2009, longues séances de navigation sur le site Interculturel, d’île en île… En quête moins de trésors cachés, de perles dormantes que d’une étincelle pour allumer le feu sacré. Deux silex, deux mains qui s’en saisissent, et je saurai ce qu’il me reste à faire. Mais il faut se rendre à l’évidence, la vérité du projet Interculturel est ailleurs.</p>
<p class="MsoBodyText">Le premier <i style="mso-bidi-font-style:normal">flashmeeting</i> auquel je participe a justement trait à la refonte du site. Je découvre ce dispositif de vidéoconférence en ligne, qui est aussi ma première occasion d’interagir en direct avec le comité de pilotage, de mettre des visages et des voix sur des noms, de donner corps au projet. Première impression réconfortante de cordialité, accueil bienveillant, confiance à priori envers un parfait inconnu. Les choses se gâtent au moment d’intervenir&#160;: la transmission unidirectionnelle de la voix, et le système de tours de parole, s’avèrent très déstabilisants pour qui n’est pas rompu à l’exercice, à fortiori un ours de traducteur habitué au recul de l’écrit. Un autre témoignage a parlé à ce propos de «&#160;voix sans oreilles&#160;», pointant un déficit d’écoute. Mais ce qui m’a le plus frappé, c’est, à l’inverse, la difficulté que j’ai ressenti à parler sans pouvoir entendre les autres, leurs réactions, leur silence même. Il faut pour cela être capable de parler tout seul, et ce n’est pas donné à tout le monde. Mais le déclic se faisait toujours après coup, et si je n’ai guère participé aux débats, j’ai beaucoup écouté (puis réécouté à tête reposé) les uns et les autres, jusqu’à entendre enfin la «&#160;musique&#160;» du projet.</p>
<p class="MsoBodyText"><u>Veille Interculturel <a class="wiki">musiques et chansons</a><o:p></o:p></u></p>
<p class="MsoBodyText">Premier angle d’intervention&#160;: exposer le projet à un flux diversifié d’informations sur le monde de la musique et de la chanson&#160;: actualité de la scène artistique, nouvelles chansons, nouveaux artiste, etc., resitués dans une perspective interculturelle, dans le but de nourrir et d’incarner notre réflexion, de susciter des idées, des échanges, des envies. Cela nous a conduit à découvrir le potentiel des agrégateurs de flux RSS (en l’occurrence, Google Reader) dans le cadre des projets collaboratifs.</p>
<p class="MsoBodyText">Notre vision d’alors&#160;: une veille organisée en réseau, ou chaque participant filtrerait régulièrement sa propre sélection de sources d’actualités, prélevant au passage un article pour le placer avec un commentaire dans sa «&#160;liste partagée&#160;», où les autres participants pourraient à leur tour réagir et commenter l’article, et ainsi de suite jusqu’à sa publication sur le site Interculturel. Ce projet particulier n’a pas pris mais l’idée est à retenir si j’en juge par l’intérêt du matériau que nous avons pu récolter en un temps relativement bref<a style="mso-footnote-id:ftn1" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftn1" name="_ftnref1" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:
10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;
mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA">[1]</span></span><!--[endif]--></span></span></a>. Elle suppose toutefois une communauté d’intérêt actif pour le thème suivi, et sans doute un véritable atelier de lancement pour organiser le dispositif.</p>
<p class="MsoBodyText"><u>Le groupe Interculturel <a class="wiki">musiques et chansons</a> (réseau social de la Fing) <o:p></o:p></u></p>
<p class="MsoBodyText">Le second volet était naturellement la production collective de <a class="wiki">textes</a> sur un ou plusieurs thèmes. Parmi les différents axes de travail proposés fin mars 2010, un consensus s’est formé autour du thème « Chacun sa <a class="wiki">France</a>, chacun son refrain&#160;», lancé sur le réseau social de la Fing (groupe Interculturel <a class="wiki">musiques et chansons</a>).</p>
<p class="MsoBodyText">La plateforme du réseau social Fing donnait une belle visibilité à ce projet pourtant singulièrement «&#160;décalé&#160;» par rapport aux autres groupes du réseau social.<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span></p>
<p class="MsoBodyText">Ce groupe a reçu des contributions de qualité et permis à chacun de mettre un peu de soi-même, de ses goûts, de son histoire personnelle. Pour ma part, j’aurais aimé écrire davantage et je conserve encore de nombreuses ébauches de <a class="wiki">textes</a> dans mes cartons, mais il m’a fallu passer le plus clair de mon temps à susciter des contributions et à guider les contributeurs jusqu’à la publication (problème notamment d’apprentissage de l’éditeur).</p>
<p class="MsoBodyText">Une déconvenue d’ordre technique&#160;: le système de notification ne permettait pas d’informer les commentateurs des réactions à leurs commentaires, ce qui empêchait de créer une dynamique de discussion… Le fait est qu’on ne «&#160;vit&#160;» pas sur le réseau social Fing comme certains vivent sur Facebook, et qu’il faut donc être incité à revenir.</p>
<p class="MsoBodyText">Autre regret personnel, la quasi-absence de contributeurs Africains, pourtant largement représentés sur correspondants.org. Bien que virtuelle (ou peut-être <i style="mso-bidi-font-style:normal">parce que</i> virtuelle), la participation au groupe semble avoir largement reposé sur le lien de proximité par rapport à l’équipe d’animation (relations directes, professionnelles ou amicales, etc.).</p>
<p class="MsoBodyText">En revanche, le travail de Brigitte auprès de ses contacts artistes a porté ses fruits et, vers la fin de la période d’activité du groupe, plusieurs chanteurs sont venus publier et commenter leurs chansons sur Interculturel <a class="wiki">Musiques et Chansons</a>. Nous aurons vu ainsi un début de réalisation de la vision de départ&#160;: faire du groupe Interculturel <a class="wiki">Musiques et Chansons</a> un lieu de rencontre entre de jeunes artistes et leur public, et cela donne envie de renouveler l’expérience en tirant les leçons d’une réussite en demi-teinte.</p>
<p class="MsoBodyText"><u>Atelier Interculturel <a class="wiki">musiques et chansons</a> à Lift’10 Marseilles <o:p></o:p></u></p>
<p class="MsoBodyText">L’atelier Interculturel <a class="wiki">Musiques et Chansons</a> organisé dans le cadre de l’événement Lift 2010, auquel nos contacts de la Fing Jean-Michel et Denis m’ont fait l’amitié et l’honneur de m’inviter,<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>m’a permis de mesurer l’immense apport de la rencontre en présentiel par rapport à une animation en ligne.</p>
<p class="MsoBodyText">Je suis aussi très reconnaissant à Denis, qui avait pris le temps au téléphone de me présenter avec sa sensibilité coutumière la plupart des participants à l’atelier. Ces indications m’ont permis de vivre pleinement ce grand moment de rencontre.</p>
<p class="MsoBodyText">Outre le plaisir des trois journées passées avec l’équipe Correspondants, j’ai été réellement ébloui de voir se confirmer à ce point le potentiel du thème la chanson comme déclencheur de parole, y compris auprès de participant Lift, pour lesquelles l’atelier Interculturel <a class="wiki">Musiques et chansons</a> n’était qu’un événement accessoire. Pris dans l’intensité de l’instant, je n’ai pas suffisamment anticipé l’exploitation ultérieure de l’événement, que je m’étais représenté comme une simple présentation de nos travaux alors qu’il aurait pu être le point de départ d’une nouvelle tranche du projet.</p>
<p class="MsoBodyText">Sur le plan technique, j’ai souffert de mon manque d’entraînement à la prise de notes manuscrites en <a class="wiki">réunion</a>, de sorte qu’il m’a fallu choisir&#160;: animer ou noter. A défaut de pouvoir enregistrer les débats (peu envisageable vu le nombre de participants), mon ordinateur portable m’aurait sans doute permis de conserver plus de traces de ce moment. Jean-Michel a heureusement bien compensé cette lacune, et ses notes extrêmement fournies donnent une idée de la richesse des échanges, où la contribution des représentants du continent Africain a été décisive.</p>
<p class="MsoBodyText">Enfin, je garde un excellent souvenir de la série d’interviews réalisées en marge de Lift avec Dimanche, du <a class="wiki">Burkina Faso</a> –&#160;le privilège de collaborer avec un grand professionnel de la réalisation, qui a l’art de mettre les personnes en situation pour donner libre cours à la parole.</p>
<p class="MsoBodyText"><u>Epilogue<o:p></o:p></u></p>
<p class="MsoBodyText">Annoncé à l’issue des journées Lift, le retrait du groupe Interculturel <a class="wiki">musiques et chansons</a> de la plateforme réseau social de la<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>Fing m’a laissé sur un sentiment mitigé. Découragement d’abord, car cela signifie que le temps passé à me former et à former les contributeurs sur cette plateforme a été investi en pure perte. Mais aussi soulagement d’abandonner une position somme toute difficile à tenir, le groupe Interculturel <a class="wiki">musiques et chansons</a> n’étant pas vraiment dans la ligne thématique du réseau social Fing (voué aux implications et applications sociales des nouvelles technologies), et finalement peu adaptée au type d’interactions recherché pour ce projet spécifique. Si l’expérience devait se poursuivre ou se renouveler, j’aurais désormais de solides arguments pour préconiser une plateforme plus intégrée dans le quotidien des contributeurs potentiels.</p>
<span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;
mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA">Déconvenue aussi en entendant parler de «&#160;bouclage&#160;» et de «&#160;synthèse&#160;» pour un projet qui, dans mon esprit, est à peine ébauché et n’a livré qu’une infime portion de ses résultats potentiels… Eternelle difficulté à ajuster mes rythmes personnels au cycle de vie d’un grand projet institutionnel.</span>
<div style="mso-element:footnote-list"><!--[if !supportFootnotes]--><br clear="all" />
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<!--[endif]-->
<div style="mso-element:footnote" id="ftn1">
<p class="MsoFootnoteText"><a style="mso-footnote-id:ftn1" href="file:///C:/Users/SylvainMaire/Documents/+IP/Livre%20blanc%20interculturel%20V10.doc#_ftnref1" name="_ftn1" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:
footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:9.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;
mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA">[1]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> voir le fil de veille sur la page d’accueil du groupe Interculturel <a class="wiki">musiques et chansons</a>&#160;: <a href="http://www.reseaufing.org/pg/groups/19732/interculturel-musiques-et-chansons/">http://www.reseaufing.org/pg/groups/19732/interculturel-musiques-et-chansons/</a></p>
</div>
</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>4.3 Denis : un projet qui change ma façon de faire des projets</title>
		<author>
		<name>sylvain-maire</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> Lorsque l&apos;équipe partielle s&apos;est réunie la première fois dans une brasserie parisienne, la notion d&apos;inter culturalité me semblait particulièrement lointaine et étrangère. Pourtant ayant vécu à cette époque, plus de 50 années dans un pays politiquement déchiré entre deux culture, c&apos;est un sujet que je pratiquais journellement sans le savoir !
Il est commun d&apos;affirmer qu&apos;une culture ne peut évoluer que grâce au contact avec d&apos;autres cultures. Ce que je compris rapidement fut que le pari de l&apos;interculturalité, c&apos;est le pari pour la rencontre et le respect ! Comprendre et accepter qu&apos;il n&apos;existe pas de culture meilleure que l&apos;autre.


Ce fut quelque part un choc important. L&apos;éducation faisant que dès le premier âge de raison, il me fut expliqué pourquoi, nous francophones étions supérieurs : la langue répandue à travers le monde, la langue de la diplomatie, l&apos;histoire, l&apos;humanisme français, l&apos;industrie passée, les inventions,   tout cela comparé à un peuple antérieurement « bouseux » et ne parlant que le flamand, voire le néerlandais pratiqué seulement aux Pays-Bas et en Afrique du Sud (Afrikaanse). J&apos;avais toutes les raisons d&apos;y croire !


Mon éducation familiale n&apos;a pas été propice aux échanges avec l&apos;autre culture. Ce n&apos;est qu&apos;arrivant à la vie professionnelle que le doute s&apos;est installé ! J&apos;ai eu l&apos;occasion de rencontrer d&apos;éminents personnages néerlandophones, bien plus instruits, plus érudits et particulièrement ouvert pour ne pas dire humains !


Il n&apos;y avait chez eux aucun complexe ni condescendance à s&apos;exprimer dans MA langue. Il y avait de leur part une énorme part de respect qui faisait toute leur force ! J&apos;appris donc le néerlandais par la force des choses, par respect mutuel je pense, je mis mes enfants dans des écoles Néerlandophones , et bien nous en pris!


Si je ne le parle pas couramment, quelques mots d&apos;introduction montrant que je suis prêt à faire l&apos;effort suffit fort souvent à dégeler de difficiles situations.


Une fois le projet « Interculturel » lancé, mon mode de vie a réellement changé. Soudainement toutes les cultures m&apos;intéressaient. Les origines de chacun, l&apos;histoire, le pourquoi des situations,  


Internet est un outil merveilleux pour apprendre et poser  

les bases préalables à une nouvelle rencontre, mais rien ne vaut le contact direct!


L&apos;occasion me fut donné de me rendre en Afrique de l&apos;Ouest. Si le barrage de la langue ne fut pas un obstacle, le choc des cultures fut impressionnant. J&apos;étais un autre homme à mon retour, comme si j&apos;avais soudainement recouvré la vue, celle du c ur !


Car si l&apos;on parle de respect dans le cadre de l&apos;interculturalité, je pense personnellement qu&apos;il faut plutôt parler d&apos;amour ! L&apos;amour présuppose l&apos;ouverture et ne rien considéré comme acquis.


L&apos;interculturalité dans ces conditions est à elle seule la base de tout développement. En atterrissant sur le sol Malien, j&apos;étais un être clairement sous-développé !


Les deux premières semaines passées sur place ont fait de moi un homme différent !


 

La raison de vivre, la notion du temps, la vision de l&apos;autre et l&apos;accueil, la musique et les chansons, les coutumes et les traditions, la place de chacun (et de  

la femme plus particulièrement) dans la société, la religion, la communication et tradition orale, la place des anciens dans la société, les besoins essentiels, le partage du peu que l&apos;on possède,  

l&apos;indépendance et (les méfaits de) la post-colonialisation,   m&apos;ont donné l&apos;envie de développé ces sujets avec force.


Je remercie toute l&apos;équipe de m&apos;avoir offert cette opportunité !

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://interculturel.correspondants.org/news/4-3-denis-un-projet-qui-change-ma-facon-de-faire-des-projets"/>
		<id>http://interculturel.correspondants.org/news/4-3-denis-un-projet-qui-change-ma-facon-de-faire-des-projets</id>
		<issued>2011-05-18T15:27:40Z</issued>
		<modified>2011-05-18T15:27:40Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://interculturel.correspondants.org"><![CDATA[&#160;Lorsque l’équipe partielle s’est réunie la première fois dans une brasserie parisienne, la notion d’inter culturalité me semblait particulièrement lointaine et étrangère. Pourtant ayant vécu à cette époque, plus de 50 années dans un <a class="wiki">pays</a> politiquement déchiré entre deux culture, c’est un sujet que je pratiquais journellement sans le savoir&#160;!
<p class="MsoBodyText">Il est commun d’affirmer qu’une culture ne peut évoluer que grâce au contact avec d’autres cultures. Ce que je compris rapidement fut que le pari de l’interculturalité, c’est le pari pour la rencontre et le respect&#160;! Comprendre et accepter qu’il n’existe pas de culture meilleure que l’autre.</p>
<p class="MsoBodyText">Ce fut quelque part un choc important. L’éducation faisant que dès le premier âge de raison, il me fut expliqué pourquoi, nous francophones étions supérieurs&#160;: la langue répandue à travers le monde, la langue de la diplomatie, l’histoire, l’humanisme français, l’industrie passée, les inventions, … tout cela comparé à un peuple antérieurement «&#160;bouseux&#160;»&#160;et ne parlant que le flamand, voire le néerlandais pratiqué seulement aux <a class="wiki">Pays</a>-Bas et en <a class="wiki">Afrique</a> du Sud (Afrikaanse). J’avais toutes les raisons d’y croire&#160;!</p>
<p class="MsoBodyText">Mon éducation familiale n’a pas été propice aux échanges avec l’autre culture. Ce n’est qu’arrivant à la vie professionnelle que le doute s’est installé&#160;! J’ai eu l’occasion de rencontrer d’éminents personnages néerlandophones, bien plus instruits, plus érudits et particulièrement ouvert pour ne pas dire humains&#160;!</p>
<p class="MsoBodyText">Il n’y avait chez eux aucun complexe ni condescendance à s’exprimer dans MA langue. Il y avait de leur part une énorme part de respect qui faisait toute leur force&#160;! J’appris donc le néerlandais par la force des choses, par respect mutuel je pense, je mis mes enfants dans des écoles Néerlandophones&#160;, et bien nous en pris!</p>
<p class="MsoBodyText">Si je ne le parle pas couramment, quelques mots d’introduction montrant que je suis prêt à faire l’effort suffit fort souvent à dégeler de difficiles situations.</p>
<p class="MsoBodyText">Une fois le projet «&#160;Interculturel&#160;» lancé, mon mode de vie a réellement changé. Soudainement toutes les cultures m’intéressaient. Les origines de chacun, l’histoire, le pourquoi des situations, …</p>
<p class="MsoBodyText">Internet est un outil merveilleux pour apprendre et poser<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>les bases préalables à une nouvelle rencontre, mais rien ne vaut le contact direct!</p>
<p class="MsoBodyText">L’occasion me fut donné de me rendre en <a class="wiki">Afrique</a> de l’Ouest. Si le barrage de la langue ne fut pas un obstacle, le choc des cultures fut impressionnant. J’étais un autre homme à mon retour, comme si j’avais soudainement recouvré la vue, celle du cœur&#160;!</p>
<p class="MsoBodyText">Car si l’on parle de respect dans le cadre de l’interculturalité, je pense personnellement qu’il faut plutôt parler d’amour&#160;! L’amour présuppose l’ouverture et ne rien considéré comme acquis.</p>
<p class="MsoBodyText">L’interculturalité dans ces conditions est à elle seule la base de tout développement. En atterrissant sur le sol Malien, j’étais un être clairement sous-développé&#160;!</p>
<p class="MsoBodyText">Les deux premières semaines passées sur place ont fait de moi un homme différent&#160;!</p>
<p class="MsoBodyText"><span style="mso-spacerun:yes">&#160;</span>La raison de vivre, la notion du temps, la vision de l’autre et l’accueil, la musique et les chansons, les coutumes et les traditions, la place de chacun (et de<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>la femme plus particulièrement) dans la société, la religion, la communication et tradition orale, la place des anciens dans la société, les besoins essentiels, le partage du peu que l’on possède,<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>l’indépendance et (les méfaits de)<a name="_GoBack"></a> la post-colonialisation, … m’ont donné l’envie de développé ces sujets avec force.</p>
<p class="MsoBodyText">Je remercie toute l’équipe de m’avoir offert cette opportunité&#160;!</p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>4.2 Norbert : quand un professeur découvre « les » langues françaises</title>
		<author>
		<name>sylvain-maire</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> Lorsque l&apos;IFM m&apos;a demandé de travailler sur ce projet de civilisations francophones j&apos;ai accepté sans trop savoir où je mettais les pieds. Pour moi c&apos;était déjà un honneur qu&apos;on me le demande et un défi qui en principe ne devait pas être trop dur à relever. Je travaillais dans le monde de la musique et « composer » en quelque sorte la « bande sonore originale » du projet me semblait à tout le moins une tâche assez simple.  

Je me suis trompé : c&apos;est un projet qui avait un début mais qui n&apos;a pas de fin. Les richesses que j&apos;y ai trouvées, les histoires que j&apos;ai lues, les témoignages qui m&apos;ont été offerts et les musiques et chansons que j&apos;ai découvertes vont longtemps bercer mon c ur d&apos;un bonheur sans pareil.  

J&apos;ai des histoires à raconter, des anecdotes à proposer et des conclusions à tirer. Mais avant de les tirer et si tant est que je puisse le faire, je voudrais juste parler un peu de moi (si vous savez imiter l&apos;accent pied-noir lisez ce qui suit en y mettant l&apos;accent).
Je suis né interculturel, j&apos;ai grandi interculturel, j&apos;ai travaillé  

et je travaille encore interculturel  J&apos;en ai été nourri, bercé, ému, déçu, enthousiaste, récompensé  J&apos;étais le M. Jourdain de l&apos;interculturel qui en faisait sans le savoir. Ou tout au moins pas comme il se devait. Depuis le jour où j&apos;ai commencé à participer à ce projet, je me suis senti comme dans ce bain dans lequel j&apos;ai été trempé et dans lequel je trempe encore : mon interculturel à moi, fait de tous les apports des autres, fait des autres avant tout et, un peu, fait pour les autres.


Je suis né en Algérie et y ai vécu quelques années, le temps de garder en mémoire ces choses terribles qui eurent lieu entre la mer et le désert. Mais également de conserver des odeurs interculturelles, des expériences interculturelles qui m&apos;ont servi pour ce projet et me servent encore dans un quotidien où je suis sans cesse confronté à d&apos;autres langues et à d&apos;autres cultures. Puis il y eut cette arrivée en France, traumatisante, au pays des « patos » où l&apos;on parlait une langue pointue, qui nous avait obligés à abandonner notre pays et à inventer un mot : « Là-bas ». « En France c&apos;est pas comme là bas, mon frère ». Et nous ne fûmes pas accueillis à bras ouverts. Nous passâmes de l&apos;ignorance de nos pieds-noirs à en avoir tout d&apos;un coup de très sales !


Mais bon, Là-bas nous parlions une même langue, les natifs comme ceux venus d&apos;Espagne (de celle de 1492 à celle de 1939), d&apos;Alsace, d&apos;Italie, ou d&apos;ailleurs : le français ; un français truffé de mots étrangers jouant jour et nuit avec des expressions qui lui étaient au départ totalement étrangères et qui s&apos;étaient peu à peu incrustées en lui, lui donnant une richesse telle, une verve telle que j&apos;en pleure de rage de pas avoir pu noter ou enregistrer tout cela quelque part lorsque mes parents ou leurs amis de ce Là-bas évoquaient à chaque rencontre leurs merveilleux ( ?) souvenirs.


Puis il a fallu s&apos;enfuir. Nous eûmes la chance de trouver des places sur le pont d&apos;un bateau en partance pour Marseille. Je vais essayer de restituer le petit échange que nous eûmes ma grand-mère et moi, le deuxième soir de notre traversée, lorsqu&apos;elle s&apos;exclama « Ces lumières, là-bas, en face, c&apos;est chez nous ! » :


-           



Nous sommes revenus en Algérie ?


-           



Non, mon fils, ce sont les Baléares, des îles espagnoles !


-           



Nous sommes des Baléares ? Nous sommes espagnols ?


-           



En quelque sorte oui, oui et non 


-           



Mais je suis français, non ?


-           



Oui et non 


-           



Algérien ?


-           



Oui et non  (le sourire de plus en plus marqué sur ses lèvres, et moi ne comprenant rien).


-           



Je suis pied-noir 


-           



Oui et non 


-           



Arrête, Mémé (on ne disait pas Mamie à l&apos;époque), je suis quoi, moi ?


-           



Tout cela à la fois, mon fils !


Nos ancêtres espagnols avaient été chassés de la péninsule en 1492, l&apos;Espagne était leur paradis perdu, leur langue leur refuge pendant de nombreux siècles, l&apos;Algérie le paradis retrouvé.


Avec le temps, je décidai de suivre des études d&apos;espagnol et d&apos;aller vivre en Espagne. J&apos;y suis depuis plus de trente ans. Une autre aventure dans une autre langue, si proche et si éloignée de la nôtre, qui m&apos;a permis de vivre des moments intenses, historiques et merveilleux, finalement à peine entachés par un quotidien pas toujours facile. Je suis traducteur et professeur.


J&apos;ai mené pendant plus de 10 ans des travaux pour la Commission européenne pour aider à la constitution d&apos;une base de données multilingues destinée aux traducteurs de l&apos;Union. En neuf langues, puis en 15. J&apos;y ai appris par exemple qu&apos;il n&apos;y avait pas de mines de charbon au Danemark, mais que les traducteurs danois devaient obligatoirement traduire dans leur langue des termes qui n&apos;existaient pas chez eux. Un expert, fort de dizaines d&apos;années d&apos;expérience dans les mines d&apos;Afrique du Sud, créa de toutes pièces la terminologie du charbon dans la langue de l&apos;auteur de La petite sirène. Le même phénomène se produisit pour l&apos;énergie nucléaire au Portugal, le cadastre et la chaussure en Grèce (terminologies de tradition orale), etc.


Pendant quelques années j&apos;ai abandonné l&apos;enseignement et la traduction pour me lancer dans la production musicale. J&apos;ai adapté de grandes chansons françaises en flamenco (Chanson Flamenca), rendu un hommage à Edith Piaf, Chantée et dansée par Ana Salazar (A.Salazar canta a Edith Piaf), ou encore à Gainsbourg, interprété par des cubains (Gainsbourg Latino), et à Ferré chanté par le grand interprète espagnol, Amancio Prada (Vida de Artista)  Des réussites et des échecs mais un immense travail d&apos;adaptation interculturelle. Le chanteur Flamenco qui devait interpréter Ne me quitte pas de Jacques Brel en espagnol accepta de chanter « l&apos;ombre de ton ombre, l&apos;ombre de ta main, mais pas « l&apos;ombre de ton chien », ça non !


C&apos;est certainement présomptueux de ma part que d&apos;évoquer tout cela, mais c&apos;est en fait ce qui d&apos;une manière très naturelle m&apos;a conduit vers ce projet et vers la découverte d&apos;autres langues françaises, d&apos;autres parlers ou chanters en français qui montrent la force d&apos;une langue dont on dit qu&apos;elle est en perte de vitesse, qu&apos;elle n&apos;a plus la place qu&apos;elle avait.  




On ne nous enseigne pas toutes ces langues françaises dynamiques et vivantes. On ne m&apos;avait jamais dit que l&apos;interculturel était possible dans ma propre culture, qu&apos;il pouvait même se manifester entre générations au sein d&apos;une même famille, que ce n&apos;était pas seulement une question de relations entre langues étrangères. On ne nous apprend qu&apos;une langue standard que nous enseignons à notre tour et qui n&apos;a pas vraiment grand-chose à voir avec les parlers « réels ». Ce n&apos;est que par intérêt personnel, par curiosité ou par amour de la langue qu&apos;on se penchera sur les glissements de sens des mots et expressions d&apos;un pays à l&apos;autre, d&apos;une région à l&apos;autre, qu&apos;on pourra aller voir ailleurs ce qui se dit ou ce qui se chante, ou tendre l&apos;oreille et écouter l&apos;autre nous parler dans notre langue sans que nous ne la comprenions tout à fait  C&apos;est tout cela que ce projet m&apos;a permis de découvrir en partie tout en prenant conscience que ce n&apos;était pas d&apos;une langue dont je parlais, ce n&apos;était pas une langue que je pouvais parler, mais une multitude d&apos;entre elles, aussi riches les unes que les autres, capables de nous surprendre et de nous enchanter à chaque instant.

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://interculturel.correspondants.org/news/4-2-norbert-quand-un-professeur-decouvre-les-langues-francaises"/>
		<id>http://interculturel.correspondants.org/news/4-2-norbert-quand-un-professeur-decouvre-les-langues-francaises</id>
		<issued>2011-05-18T15:27:04Z</issued>
		<modified>2011-05-18T15:27:04Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://interculturel.correspondants.org"><![CDATA[&#160;Lorsque l’IFM m’a demandé de travailler sur ce projet de <a class="wiki">civilisations francophones</a> j’ai accepté sans trop savoir où je mettais les pieds. Pour moi c’était déjà un honneur qu’on me le demande et un défi qui en principe ne devait pas être trop dur à relever. Je travaillais dans le monde de la musique et «&#160;composer&#160;» en quelque sorte la «&#160;bande sonore originale&#160;» du projet me semblait à tout le moins une tâche assez simple.<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>Je me suis trompé&#160;: c’est un projet qui avait un début mais qui n’a pas de fin. Les richesses que j’y ai trouvées, les histoires que j’ai lues, les témoignages qui m’ont été offerts et les <a class="wiki">musiques et chansons</a> que j’ai découvertes vont longtemps bercer mon cœur d’un bonheur sans pareil.<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>J’ai des histoires à raconter, des anecdotes à proposer et des conclusions à tirer. Mais avant de les tirer et si tant est que je puisse le faire, je voudrais juste parler un peu de moi (si vous savez imiter l’accent pied-noir lisez ce qui suit en y mettant l’accent).
<p class="MsoBodyText">Je suis né <i style="mso-bidi-font-style:normal">interculturel,</i> j’ai grandi <i style="mso-bidi-font-style:normal">interculturel</i>, j’ai travaillé<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>et je travaille encore <i style="mso-bidi-font-style:normal">interculturel</i>… J’en ai été nourri, bercé, ému, déçu, enthousiaste, récompensé… J’étais le M. Jourdain de l’interculturel qui en faisait sans le savoir. Ou tout au moins pas comme il se devait. Depuis le jour où j’ai commencé à participer à ce projet, je me suis senti comme dans ce bain dans lequel j’ai été trempé et dans lequel je trempe encore&#160;: mon interculturel à moi, fait de tous les apports des autres, fait des autres avant tout et, un peu, fait pour les autres.</p>
<p class="MsoBodyText">Je suis né en <a class="wiki">Algérie</a> et y ai vécu quelques années, le temps de garder en mémoire ces choses terribles qui eurent lieu entre la mer et le désert. Mais également de conserver des odeurs <i style="mso-bidi-font-style:
normal">interculturelles</i>, des expériences <i style="mso-bidi-font-style:
normal">interculturelles</i> qui m’ont servi pour ce projet et me servent encore dans un quotidien où je suis sans cesse confronté à d’autres langues et à d’autres cultures. Puis il y eut cette arrivée en <a class="wiki">France</a>, traumatisante, au <a class="wiki">pays</a> des «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:normal">patos</i>&#160;» où l’on parlait une langue <i style="mso-bidi-font-style:normal">pointue</i>, qui nous avait obligés à abandonner notre <a class="wiki">pays</a> et à inventer un mot&#160;: «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:normal">Là-bas</i>&#160;». «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:normal">En <a class="wiki">France</a> c’est pas comme là bas, mon frère</i>&#160;». Et nous ne fûmes pas accueillis à bras ouverts. Nous passâmes de l’ignorance de nos pieds-noirs à en avoir tout d’un coup de très sales&#160;!</p>
<p class="MsoBodyText">Mais bon, <i style="mso-bidi-font-style:normal">Là-bas</i> nous parlions une même langue, les natifs comme ceux venus d’Espagne (de celle de 1492 à celle de 1939), d’Alsace, d’Italie, ou d’ailleurs&#160;: le français&#160;; un français truffé de mots étrangers jouant jour et nuit avec des expressions qui lui étaient au départ totalement étrangères et qui s’étaient peu à peu incrustées en lui, lui donnant une richesse telle, une verve telle que j’en pleure de rage de pas avoir pu noter ou enregistrer tout cela quelque part lorsque mes parents ou leurs amis de ce <i style="mso-bidi-font-style:
normal">Là-bas</i> évoquaient à chaque rencontre leurs merveilleux (&#160;?) souvenirs.</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt">Puis il a fallu s’enfuir. Nous eûmes la chance de trouver des places sur le pont d’un bateau en partance pour Marseille. Je vais essayer de restituer le petit échange que nous eûmes ma grand-mère et moi, le deuxième soir de notre traversée, lorsqu’elle s’exclama «&#160;Ces lumières, là-bas, en face, c’est chez nous&#160;!&#160;»&#160;:</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0cm;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:19.5pt;margin-bottom:.0001pt;text-indent:-19.5pt;mso-list:l0 level1 lfo1;
tab-stops:list 19.5pt"><!--[if !supportLists]--><span style="mso-list:Ignore">-<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><!--[endif]-->Nous sommes revenus en <a class="wiki">Algérie</a>&#160;?</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0cm;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
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tab-stops:list 19.5pt"><!--[if !supportLists]--><span style="mso-list:Ignore">-<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><!--[endif]-->Non, mon fils, ce sont les Baléares, des îles espagnoles&#160;!</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0cm;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
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tab-stops:list 19.5pt"><!--[if !supportLists]--><span style="mso-list:Ignore">-<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><!--[endif]-->Nous sommes des Baléares&#160;? Nous sommes espagnols&#160;?</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0cm;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:19.5pt;margin-bottom:.0001pt;text-indent:-19.5pt;mso-list:l0 level1 lfo1;
tab-stops:list 19.5pt"><!--[if !supportLists]--><span style="mso-list:Ignore">-<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><!--[endif]-->En quelque sorte oui, oui et non…</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0cm;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:19.5pt;margin-bottom:.0001pt;text-indent:-19.5pt;mso-list:l0 level1 lfo1;
tab-stops:list 19.5pt"><!--[if !supportLists]--><span style="mso-list:Ignore">-<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><!--[endif]-->Mais je suis français, non&#160;?</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0cm;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
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tab-stops:list 19.5pt"><!--[if !supportLists]--><span style="mso-list:Ignore">-<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><!--[endif]-->Oui et non…</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0cm;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
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tab-stops:list 19.5pt"><!--[if !supportLists]--><span style="mso-list:Ignore">-<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><!--[endif]-->Algérien&#160;?</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0cm;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:19.5pt;margin-bottom:.0001pt;text-indent:-19.5pt;mso-list:l0 level1 lfo1;
tab-stops:list 19.5pt"><!--[if !supportLists]--><span style="mso-list:Ignore">-<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><!--[endif]-->Oui et non… (le sourire de plus en plus marqué sur ses lèvres, et moi ne comprenant rien).</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0cm;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:19.5pt;margin-bottom:.0001pt;text-indent:-19.5pt;mso-list:l0 level1 lfo1;
tab-stops:list 19.5pt"><!--[if !supportLists]--><span style="mso-list:Ignore">-<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><!--[endif]-->Je suis pied-noir…</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0cm;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
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tab-stops:list 19.5pt"><!--[if !supportLists]--><span style="mso-list:Ignore">-<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><!--[endif]-->Oui et non…</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0cm;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:19.5pt;margin-bottom:.0001pt;text-indent:-19.5pt;mso-list:l0 level1 lfo1;
tab-stops:list 19.5pt"><!--[if !supportLists]--><span style="mso-list:Ignore">-<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><!--[endif]-->Arrête, Mémé (on ne disait pas Mamie à l’époque), je suis quoi, moi&#160;?</p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-left:19.5pt;text-indent:-19.5pt;mso-list:
l0 level1 lfo1;tab-stops:list 19.5pt"><!--[if !supportLists]--><span style="mso-list:Ignore">-<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><!--[endif]-->Tout cela à la fois, mon fils&#160;!</p>
<p class="MsoBodyText">Nos ancêtres espagnols avaient été chassés de la péninsule en 1492, l’Espagne était leur paradis perdu, leur langue leur refuge pendant de nombreux siècles, l’<a class="wiki">Algérie</a> le paradis retrouvé.</p>
<p class="MsoBodyText">Avec le temps, je décidai de suivre des études d’espagnol et d’aller vivre en Espagne. J’y suis depuis plus de trente ans. Une autre aventure dans une autre langue, si proche et si éloignée de la nôtre, qui m’a permis de vivre des moments intenses, historiques et merveilleux, finalement à peine entachés par un quotidien pas toujours facile. Je suis traducteur et professeur.</p>
<p class="MsoBodyText">J’ai mené pendant plus de 10 ans des travaux pour la Commission européenne pour aider à la constitution d’une base de données multilingues destinée aux traducteurs de l’Union. En neuf langues, puis en 15. J’y ai appris par exemple qu’il n’y avait pas de mines de charbon au Danemark, mais que les traducteurs danois devaient obligatoirement traduire dans leur langue des termes qui n’existaient pas chez eux. Un expert, fort de dizaines d’années d’expérience dans les mines d’<a class="wiki">Afrique</a> du Sud, créa de toutes pièces la terminologie du charbon dans la langue de l’auteur de <i style="mso-bidi-font-style:
normal">La petite sirène</i>. Le même phénomène se produisit pour l’énergie nucléaire au Portugal, le cadastre et la chaussure en Grèce (terminologies de tradition orale), etc.</p>
<p class="MsoBodyText">Pendant quelques années j’ai abandonné l’enseignement et la traduction pour me lancer dans la production musicale. J’ai adapté de grandes chansons françaises en flamenco (<i style="mso-bidi-font-style:normal">Chanson Flamenca</i>), rendu un hommage à Edith Piaf, Chantée et dansée par Ana Salazar (<i style="mso-bidi-font-style:normal">A.Salazar canta a Edith Piaf</i>), ou encore à Gainsbourg, interprété par des cubains (<i style="mso-bidi-font-style:
normal">Gainsbourg Latino</i>), et à Ferré chanté par le grand interprète espagnol, Amancio Prada (<i style="mso-bidi-font-style:normal">Vida de Artista</i>)… Des réussites et des échecs mais un immense travail d’adaptation interculturelle. Le chanteur Flamenco qui devait interpréter <i style="mso-bidi-font-style:normal">Ne me quitte pas</i> de Jacques Brel en espagnol accepta de chanter «&#160;l’ombre de ton ombre, l’ombre de ta main, mais pas «&#160;l’ombre de ton chien&#160;», ça non&#160;!</p>
<p class="MsoBodyText">C’est certainement présomptueux de ma part que d’évoquer tout cela, mais c’est en fait ce qui d’une manière très naturelle m’a conduit vers ce projet et vers la découverte d’autres <a class="wiki">langues françaises</a>, d’autres parlers ou <i style="mso-bidi-font-style:normal">chanters&#160;</i>en français qui montrent la force d’une langue dont on dit qu’elle est en perte de vitesse, qu’elle n’a plus la place qu’elle avait.<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span></p>
<span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;
mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA">On ne nous enseigne pas toutes ces <a class="wiki">langues françaises</a> dynamiques et vivantes. On ne m’avait jamais dit que l’interculturel était possible dans ma propre culture, qu’il pouvait même se manifester entre générations au sein d’une même famille, que ce n’était pas seulement une question de relations entre langues étrangères. On ne nous apprend qu’une langue standard que nous enseignons à notre tour et qui n’a pas vraiment grand-chose à voir avec les parlers «&#160;réels&#160;». Ce n’est que par intérêt personnel, par curiosité ou par amour de la langue qu’on se penchera sur les glissements de sens des mots et expressions d’un <a class="wiki">pays</a> à l’autre, d’une région à l’autre, qu’on pourra aller voir ailleurs ce qui se dit ou ce qui se chante, ou tendre l’oreille et écouter l’autre nous parler dans notre langue sans que nous ne la comprenions tout à fait… C’est tout cela que ce projet m’a permis de découvrir en partie tout en prenant conscience que ce n’était pas d’une langue dont je parlais, ce n’était pas une langue que je pouvais parler, mais une multitude d’entre elles, aussi riches les unes que les autres, capables de nous surprendre et de nous enchanter à chaque instant.</span>]]></content>
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