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 Invitation : venez fêter avec nous le printemps de l'Interculturel en chansons !

 

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Chers correspondants, chers amis,
Nouvelle organisation du site, nouveaux espaces collaboratifs, nouveaux projets... l'Interculturel en francophonie a fait son grand ménage de printemps et vous invite à fêter ça en paroles et en musique... avec un premier sujet de discussion lié au thème  :
CHACUN SA , CHACUN SON REFRAIN* 
(* merci Tonton David !)
Déclaration d'amour (béat, critique, déçu), vision d’Eldorado ou de paradis perdu, requiem pour un rêve défunt, sanglant règlement de compte... L'intarissable cohorte des chansons évoquant la  décrit un vaste spectre de perceptions, de sentiments et de ressentiments (cf. la sélection de titres en écoute à la fin de ce mail). 
Mais dans ces corps à corps avec son d'origine ou d'adoption, c’est aussi
 la langue qui est prise à parti, qui bouge et s'enrichit de nouveaux "lieux communs". Ici plus qu’ailleurs sans doute, la chanson francophone révèle pleinement la puissance expressive et la capacité d’adaptation du français à tous les rythmes du monde
On a tous dans l'cœur des bribes de chansons qui nous parlent du , d’un , d’une ville, d’un lieu... 
Quels fragments de français chanté résonnent aujourd’hui dans votre mémoire ?
Offrez-nous quelques pépites sonnantes et trébuchantes de votre juke-box imaginaire !
Cette question va être prétexte à un grand brassage d’expériences, qui s’annonce riche en découvertes et en émotions. Ca vous chante ? 
 Alors à vous de jouer : 
un titre,
 un lien audio si possible, le ou les passages qui vous parlent, les mots que cela vous inspire, et hop ! Envoyez le tout en répondant à ce mail ou à Denis <dvanriet@fing.fr>, qui vous dira comment prolonger cet échange sur la liste <chansons@fing.org>.

Au plaisir d’échanger avec vous sur ce thème !

Jean-Christophe, Norbert et Denis pour l'équipe Interculturel
Une première sélection...
... qui doit beaucoup à un article – polémique à souhait – de 
 Louis Moulin :
 
 La «Douce France» est une garce (sur Slate.fr). 
Echantillon essentiellement franco-français : nous comptons sur vous pour élargir les horizons !
 
·         Douce France  Sûrement pas la meilleure chanson de Trenet, mais le fait est qu’on a tous le refrain en tête... Pourtant le texte (composé en 1943) m’inspire un certain malaise. "Mémoire", "souvenirs", "autrefois", "enfance", "dans la joie et la douleur"... l'aveuglement érigé en art. 
Alors pourquoi cette emprise sur notre mémoire : l’effet du matraquage ? Pas si sûr... Au-delà du sens, c’est la mise en musique de la langue qui enchante, cette façon prémonitoire de caler les syllabes sur la section rythmique pour les faire rebondir. Une oreille prodigieuse qui a complètement assimilé la révolution musicale du jazz. Pour Boris Vian, Trenet est celui qui, le premier, a su faire swinguer la langue française.
·         Douce France (reprise par Carte de Séjour, Rachid Taha)  - Avant tout un geste politique sous forme de joyeuse pochade : «Une chanson écrite en 1942 et chantée par des Arabes, pour nous, c'était comme si on changeait de sexe en direct.» Le décalage entre les paroles et la musique est jubilatoire, même si le projet musical ne me semble pas complètement abouti.
·         Ma France  (Jean Ferrat) : chant de révolte contre les injustices, qui invoque les poètes de la résistance, mais en alexandrins de facture plus que classique (Hugo, voire Racine) – tant de paradoxe dans cette chanson ! Et malgré tout l’émotion passe : chaleur du grain de voix, personnalité attachante de cet artiste généreux, authentique, lucide, qui choisit franchement son camp tout en se posant au-dessus de la mêlée. Le coup de gueule tranquille. Et toujours cette sensualité d’un rapport "vécu" à la nature :
Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma
·         Lettre à France (Michel Polnareff)  -  "Depuis que je suis loin de toi / Je suis comme loin de moi / Et je pense à toi tout bas" : Une autre nostalgie, celle de l’exilé. "" (le prénom), "je", "tu", "toi", "moi" : une économie de mots absolue pour confiner la douleur muette de la séparation ("ce silence / parfois au fond de moi") dans la plus stricte intimité du couple amoureux.
·         L'Hexagone (Renault)  -  On attend surtout le retour du refrain, dont les vers 2 et 4 changent à chaque fois, avec ce petit temps d’attente après "hexagone" et "trône" qui décuple l’effet comique . Par exemple :
Etre né sous l'signe de l'hexagone, ...
c'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment,
et le roi des cons, sur son trône, ...
j'parierai pas qu'il est all'mand.
·         C'est ça la France (Marc Lavoine)  -  Superbe travail prosodique sur un rythme de reggae à l’accéléré. Fluidité du débit dont presque tous les accents prennent notre oreille à contrepied – par ex. dans le refrain :
C'est ça - la 
Du - chili dans les gamelles - et du vin dans les bidons
C'est ça - la 
 
Sans oublier bien entendu :
·         Un jour en France (Noir Désir)
·         Ma France à moi (Diam's)
·         La France hallucine (Kool Shen)
·         Jeunesse France (Psy 4 de la Rime)
·         Ma France d'en bas (Brasco)
·         Notre France à nous (Sinik)
·         France ta mère (Babylon Circus)
·         La France (Sniper)
·         etc.
Un passage qui vous a marqué dans l'une de ces chansons ? Une réaction sur les premiers commentaires qui précèdent ? 

Merci d'envoyer vos contributions en répondant à ce mail ou à Denis<dvanriet@fing.org>.

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