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 Synthèse "Visions de l'autre"

suite au échanges sur la liste correspondants@fing.org

Note : 3/5 (22 notes)

 

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 La VisionMalgré toute l’ouverture d’esprit de chacun d’entre nous, tout le monde a quelques préjugés sur nos partenaires étrangers, sur leurs traditions, l’état de leur économie, leurs régimes politiques, leur psychologie, leurs coutumes et leurs petites manies,… A l’image des nombreuses idées reçues qu’ils ont de leur côté à notre égard ! Certains de ces clichés peuvent avoir leur raison d’être. Les autres ont besoin d’être battus en brèche pour rétablir une certaine vérité, manifestement nécessaire à une meilleure cohabitation. Nous pensons qu’il faut faire parler nos artistes, poète, chanteurs, philosophes, écrivains et « messieurs tout le monde » afin d’éclairer au mieux ces sujet. de l'Autre : Quelles visions avons nous de "l'autre" qu'il soit résident ou vivant à l'étranger ? Quelles visions pensons nous qu'il a de nous ? Les stéréotypes et les clichés : La plupart ne sont pas fondés et il est grand temps de leur "couper la gorge" en rétablissant la vérité. Vous en avez tous, vous en avez tous entendu parler. 
 
STEREOTYPES ET VOISINS
 
Nous pouvons remarquer que si chaque possède en propre un certain nombre de caractères que tous les autres s’accordent à lui reconnaître, des relations particulières s’installent de à . Nos voisins sont généralement nos ennemis héréditaires (convoitises territoriales ?). Entre partenaires éloignés, naissent parfois des liens de langueur amoureuse ! Ainsi, un continent est-il un champ de forces psychiques où se croisent, se contrarient ou se renforcent des courants d’attirance et de répulsion. Notre voisin peut-être notre contraire et notre semblable (langue, écriture, …), à laquelle mille fibres de tentation mutuelle, de remords, de haine, d’attrait nous relient. Nos qualités et nos défauts prennent leur sens par leurs analogies de l’autre coté du miroir qu’est la frontière.
 
Périodiquement, la rumeur barbare s’amplifie jusqu’à couvrir tout le reste. Alors, rien ne va plus. L’autre surgit des profondeurs, militariste et menaçant. Alors, oubliant les effusions anciennes, la presse se déchaîne. Et puis, lorsque le calme revient, lorsque le cycle des amours est remis en piste, on oublie tout et l’on parle de malentendus.
 
Les peuples peuvent aussi être qualifiés de Féminins ou de Masculins. En 1870, Bismarck disait que les peuples d’origine celtiques ou slaves étaient de "sexe féminin", alors que " la race germanique" était le principe viril qui " féconde tout en Europe " ! Peut-être que les guerres transfrontalières peuvent être considérées comme autant d’affrontements de deux nations-personnes du sexe opposé.
Cette érotisation des rapports transfrontaliers peut prendre des formes extrêmes. La " virilité " de l’un  peu exalter chez des habitants "peu virils" du voisin un sentiment d’adhésion et d’admiration entraînant de facto des actes de " collaboration"  avec l'ennemi.
 
Par ailleurs, lorsqu’on est un , on a souvent besoin d’un plus petit pour s’affirmer dans sa grandeur. La plupart des Etats d’Europe ont ainsi, sur leur ouest le plus souvent, un Etat de moindre importance, une sorte de modèle réduit d’eux-mêmes, suffisamment semblable pour que la comparaison soit possible et suffisamment différent pour qu’on ne puisse pas les confondre.
 

Hergé – Editions de Moulinsard

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STEREOTYPES ET CHANSONS

Bettina Lehrhaupt
Voici les paroles de la chanson « Viens voir » dans laquelle Tiken Jah Fakoly  nous invite à venir en et nous faire notre propre opinion sans tenir compte des discours véhiculés par nos .
 
Viens voir – Tiken Jah Kakoly

 
 
Viens voir, viens voir,
Viens voir, viens voir,
Toi qui parles sans savoir. (bis)
Bamako, Abidjan, ou Dakar.
Sierra Leone, Namibie, Kenya.
Viens voir.
Mon n'est pas ce qu'on te fait croire.
Pourquoi toujours les mêmes visages ?
Pourquoi toujours les mêmes commentaires ?
Pourquoi toujours les mêmes reportages ?
A les écouter, mon ne serait que sécheresses et famines.
Quand on les écoute, mon ne serait que combats et champs de mines.
Viens voir.
Viens voir, viens voir,
Viens voir, viens voir,
Toi qui parles sans savoir.
Mon n'est pas ce qu'on te fait croire.
Pas un mot sur l'histoire de ce continent,
Sur les civilisations et les richesses d'Antan.
Aucun mot sur le sens des valeurs.
Des gens qui t'accueillent,
La main sur le coeur.
Viens voir.
Viens voir, viens voir,
Viens voir, viens voir,
Toi qui parles sans savoir.
Mon n'est pas ce qu'on te faire croire.
Africa n'est pas ce qu'on te faire croire.
Viens dans nos familles, viens dans nos villages.
Tu sauras ce qu'est l'hospitalité,
La chaleur, le sourire, la générosité.
Viens voir ceux qui n'ont rien.
Regarde comme ils savent donner.
Et tu repartiras riche,
Et tu ne pourras pas oublier.

Pour en savoir plus et écouter d’autres chansons de Tiken Jah, voici l’adresse de son site officiel : www.tikenjah.net (je vous recommande sa biographie)
 
Commentaires de Gratien Kitambala
J'apprécie cette chanson de Tiken Jah, comme ses autres oeuvres d'ailleurs qui amènent les Africains à réfléchir. Pour ce qui est de mon commentaire par rapport au contenu de la chanson, je peux dire ceci : tant que l'essentiel des images véhiculés sur l' sont faites par des gens venus de l'extérieur du continent, on ne peut s'étonner qu'il en soit ainsi. C'est donc à nous Africains de nous battre pour que offrir aux autres d'autres angles de perception de notre continent. Un défi important que nos doivent relever. Une illustration de l'usage intelligent que nous devons aussi faire des NTIC pour produire un contenu qui réponde à nos attentes et à celles des autres sur le continent. Il nous faut savoir donner d'autres sons, non pas pour masquer la réalité, mais pour enrichir l'offre disponible.
 
Commentaires de Vartouhi Pétrossian
C'est très triste la chanson de Tiken Jah Fakoly. Il a tout à fait raison. Avant de se faire une idée de n'importe quel ou peuple, il faut "aller voir"Il est vrai aussi que "sécheresse et famine, combats et champs de mines" ça existe aussi malheureusement. Mais il est vrai aussi que l' possède une culture immense et tout à fait originale. Pour tous ceux pour qui "la bouteille est à moitié pleine et non pas à moitié vide, l' est d'abord une culture exceptionnelle et puis un de "sécheresse et famine". Cela me rappelle la réaction de certains touristes visitant l'Arménie la première fois. A la descente de l'avion ils disent très étonnés : "On pensait que les Arméniennes portaient des foulards mais elles portent des jupettes" ! Il faut aller voir !

 

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STEREOTYPES ET POESIE

Denis Van Riet
Le poète et journaliste Sébastien-Roch Nicolas, qui prit par la suite le nom de « Chamfort » (1740-1794) écrivit ce commentaire très dur pour le peuple français : « Le caractère naturel du Français est composé des qualités du singe et du chien courant. Drôle et gambadant comme le singe et dans le fond très malfaisant comme lui, il est comme le chien de chasse, né bas, caressant, léchant son maître qui le frappe, se laissant mettre à la chaîne, puis bondissant de joie quand on le délie pour aller à la chasse ». (Cité par Jean Jaurès)
 
Commentaires de Vartouhi Pétrossian
Pour un Arménien qui a un amour un peu particulier et je dirai même énigmatique pour la et les Français, cette réflexion n'est pas tout à fait correcte. Etre d'accord avec cette idée c'est d'oublier tout l'apport historique des Français dans l'héritage mondial. Et s'ils font une grève c'est qu'il faut la faire. C'est ainsi qu'ils ont eu beaucoup d'acquisitions sur le plan social. Je suis trop francophile pour etre d'accord avec cette citation. Je crois que l'auteur l'a écrite avec amertume, poussé par le désir de voir dans les Français une attitude plus digne. En tout cas je crois que ça ne concerne pas les Français contemporains. Il suffit d'observer le comportement de Sarkozy. La création  de Zones de Libre-échange, d’Union douanière, de Marchés communs et d’Unions économiques ont généralement pour but outre l’économie, la paix entre les peuples qui les composent.
 
Commentaires de Richard Delmas
Et pour la citation de "Chamfort" que je trouve plutôt acide bien que lucide par certains aspects, je préfère la sensibilité de Nicolas Bouvier, auteur francophone , incomparable voyageur de l'usage du monde, qui parle de ces lieux : « C'est la contemplation silencieuse des atlas, à plat-ventre sur le tapis, entre dix et treize ans, qui donne ainsi l'envie de tout planter là. Songez à des régions comme le Banat, la Caspienne, le Cachemire, aux musiques qui y résonnent, aux regards qu'on y croise, aux idées qui vous y attendent... Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. La vérité, c'est qu'on ne sait comment nommer ce qui vous pousse. Quelque chose en vous grandit et détache les amarres, jusqu'au jour où, pas trop sûr de soi, on s'en va pour de bon. Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. »
« On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait. »
« ...Pourquoi dans toutes nos langues occidentales dit-on "tomber amoureux"? Monter serait plus juste. L'amour est ascensionnel comme la prière. Ascensionnel et éperdu. » (Le poisson-scorpion)
« Assez d'argent pour vivre neuf semaines. Ce n'est qu'une petite somme mais c'est beaucoup de temps. Nous nous refusons tous les luxes sauf le plus précieux : la lenteur. » (L'Usage du monde)

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STEREOTYPES ET TRADITIONS COMMUNES

Commentaires de Marie-Anne Delahaut
Cette belle référence au patrimoine imaginaire, me fait penser à une tradition de chez nous à un "vécu" qui m'est cher. L'immuable rythme des saisons donne sa cadence millénaire à la vie - toute la vie - de la planète qui nous abrite, la Terre. La Nature a inscrit les lois et les rythmes dans sa mémoire et obéit sans relâche aux appels de la sève comme à ceux de la froidure. La Nature, universelle et éternelle, offre ses ressources aux être humains qui s'en servent depuis toujours et les transforment au fil de leur présent, pour ou contre leur futur. Ils cultivent leurs racines et forgent leur identité dans le creuset du paysage qui les entoure. Les femmes et les hommes sont souvent sensibles à une tradition transmise avec fierté ou amour par les parents de leurs parents. Ainsi, en Wallonie, il est une fête qui aimante l'inconscient de ma mémoire, qui fait vibrer mon cœur, qui m'entraîne sans rémission. C'est le Grand Feu, que toutes et tous préparent avec enthousiasme dans les villages, à la fin de l'hiver. Alimenté en bois par les villageois, le Grand Feu permet à chacun d'éliminer les mauvaises choses de l'année écoulée pour mieux préparer le retour de la lumière et l'année nouvelle. Chargé de symboles selon les traditions locales, associé bien souvent au carnaval, le Grand Feu brûle les démons, les sorcières ou le Bonhomme Hiver, porte chance aux nouveaux mariés, mais ouvre surtout la porte au printemps. Pour moi, la véritable nouvelle année commence avec le Grand Feu. La tradition dit qu'il faut en voir sept sur la même saison. Certaines villes s'organisent, comme Namur, et les feux se relaient dans le paysage du confluent entre la Sambre et la Meuse, de la Citadelle aux communes voisines. C'est le triomphe de la vie sur la mort, la victoire de l'espoir, la fête du renouveau. Chacun y vient déguisé selon son bon plaisir, chacun est bienvenu et trouve sa place autour du grand feu qui ne tolère aucune barrière sociale, pour y danser ou simplement pour y méditer, autour d'un bon vin chaud. Tous les yeux brillent de la même flamme un peu magique, presque respectueuse. Chacun n'y fait-il pas en secret tous les vœux de l'espoir ?
 
Ces fêtes sont inscrites dans le patrimoine de chaque , ancrées dans le temps. Pulsation active de la mémoire de chaque peuple, elles sont parmi les lignes de force qui lient l'humanité à l'universalité.
 
Commentaires de Richard Delmas
Merci à Marie-Anne pour cette belle évocation de la fin de l'hiver au coin du feu. Dans le "midi", et en Lorraine, dans les Charentes encore, c'est plutôt autour des feux de la St Jean le 24 juin que se retrouvent les amis et "citoyens". J'en ai connu dans mon enfance de très animés, et heureusement on n'y brûlait plus les chats comme au Moyen-Age. Pour des flambées plus écolo et domestiques, si l'on n'a pas la chance d'avoir une vraie cheminée ou un poêle à bois, voire un "Godin" des familles, je conseille les nouveaux foyers domestiques au bio-éthanol qui ne fument pas et ne laissent aucun déchet, et ils commencent à se multiplier, même dans les apparts parisiens, question de retrouver un peu de flamme perdue, semble t il. Mais la Saint-Jean n'avait pas que ses feux : elle avait aussi ses herbes, ses fameuses herbes de la Saint-Jean qui, cueillies le matin, pieds nus, en état de grâce et avec un couteau d'or, donnaient pouvoir de chasser les démons et de guérir la fièvre. On sait que, parmi ces fleurs mystérieuses, se trouvait la verveine, la plante sacrée des races celtiques. On la cueille encore sur les dunes de Saintonge en murmurant une formule bizarre, nommée la verven-Dieu et dont le sens s'est p
perdu.
http://www.france-pittoresque.com/traditions/70.htm
  
Mohamed Taghzout Création – www.intimites-francophones.net
 
Commentaires d’Irina Vassileva
Cela peut paraître assez incroyable, mais on retrouve exactement la même tradition en Bulgarie où, à la fin de l'hiver et à l'approche du printemps, vers le 20 mars, chaque année, les habitants de chaque village ramassaient du bois pour l'empiler sur la grande place et pour en faire un énorme feu qui était censé brûler et chasser les mauvais esprits, les maladies, et toutes ces traces négatives de l'hiver pour faire de la place au printemps et à la renaissance de la vie ! De plus, les braves du village se défiaient les uns les autres et essayaient de sauter par-dessus le feu ! C'est une coutume païenne donc pré-chrétienne et très ancienne qui existe encore de nos jours et ce sur presque tout le territoire bulgare. Mais ce qui est encore plus étonnant, c'est qu'on retrouve exactement la même coutume dans certains du Moyen Orient, comme en Iran par exemple ! De plus, je ne sais pas si vous le saviez, mais le Nouvel An iranien (traditionnel) a lieu vers le 21 mars, c. à d. le premier jour du printemps : c'est le renouveau, le retour de la vie !

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STEREOTYPES ET VOYAGES

Bettina Lehrhaupt
Sur le thème du voyage et en reprenant la belle citation de Nicolas Bouvier extraite de  « L’usage du monde » , citée par Richard la semaine dernière : « On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait,  ou vous défait », je vous propose de nous interroger sur les stéréotypes qui nous accompagnent ou que nous nous construisons avant de partir.  Nous avons l’habitude (en Europe par exemple) d’acheter ou de consulter avant de partir toutes sortes de guides ou livres de voyages qui fourmillent de conseils donnés aux voyageurs (Routard, Lonely Planet etc…) et d’une vision parfois stéréotypée du et de ses habitants. Exemples : Un train italien n’arrive jamais à l’heure, les Asiatiques ne montrent pas leurs émotions, etc… Croyez-vous que ces guides sont malgré tout utiles et nous donnent des informations sur les différences culturelles ou ne font-ils que perpétuer certains stéréotypes ? Et vous ? Comment préparez-vous un voyage vers l’inconnu ? Préférez-vous arriver muni(e) d’informations glanées dans un guide de voyage, lire le roman d’un écrivain originaire de ce ou d’un auteur racontant ses expériences ? Peut-être préférez-vous partir l’esprit libre et sans rien lire avant ? Pouvez-vous nous raconter une expérience de voyage qui vous a fait reconsidérer les stéréotypes qui vous accompagnaient en arrivant dans un  ? Pour finir, qu’avez-vous appris sur vous-même ou sur votre culture au terme de ce voyage ?
 
Commentaires de Richard Delmas
Dans la ligne de Bettina, en effet, les représentations que nous avons des et des usages nous entraînent souvent à considérer de l'extérieur les sociétés que nous visitons, voire même de complètement passer à coté lorsque ce sont des voyages d'affaires ou de tourisme "organisé". Comme Nicolas Bouvier et beaucoup d'écrivains voyageurs en témoignent, le "quotidien" se mêle alors à l'exotisme pour une nouvelle appréhension de l'autre. C'est pourquoi pour ma part j'ai délaissé la lecture des guides pour simplement me munir de plan et de cartes des où je me rends et j'y recherche les ressources locales qui existent, souvent d'ailleurs en français, notamment en et en Asie. Par exemple pour l'Egypte et le Caire il y a un journal en français qui reflète l'esprit "cairote" sur tous les sujets : Al-Ahram Hebdo : http://hebdo.ahram.org.eg/Arab/Ahram/2008/2/6/une.htm et même un article sur la langue française en Egypte d'antan, très active, en cours de numérisation : http://hebdo.ahram.org.eg/Arab/Ahram/2008/2/6/egypt2.htm
 

Commentaires de Vartouhi Pétrossian
Le thème est évidemment très intéressant. Pour nous les Arméniens "faire un voyage" signifiait jadis d'"aller d'une République Soviétique à l'autre". Chaque République avait son coloris local mais partout régnait la mentalité et l'esprit soviétique. Il était agréable et enrichissant de voyager mais on ne faisait pas de découvertes ni de révélations. Après l'indépendance, c'est-à-dire après l'effondrement de l'URSS et l'ouverture des frontières  tout a changé sur ce plan. L'Arménie se trouve au carrefour des civilisations ou se croisent les cultures asiatique et européenne et les  Arméniens sont les porteurs des éléments des deux. Et je crois que c'est grâce à cela que La Diaspora Arménienne est une des plus intégrée au monde et les Arméniens sont un des peuples les plus "internationalistes". Voyager cela signifie aussi comparer et choisir. Mais la découverte que j'ai faite pour moi-même c'est qu'on ne peut connaitre un peuple que dans son propre . Nulle part les Français ne sont aussi Français que chez eux.
 
Commentaires de Gratien Kitambala
Dans un en difficulté comme le nôtre, la RDC, voyage rime avec libération. Au point que certains pasteurs ont intégré le voyage parmi les requêtes à présenter à Dieu. "Si vous avez des problèmes pour avoir un mari, un enfant, la prospérité ou pour obtenir le visa qui vous permettra de voyage, venez et nous prierons Dieu ensemble", disent-ils pour appâter des fidèles. Les Congolais se déplacent beaucoup, aussi bien à l'intérieur du qu'à l'extérieur. Dommage seulement qu'ils n'aient pas l'occasion d'effectuer des voyages de loisir pour découvrir cet extraordinaire qui est le leur et qui a, pourtant, tant de choses à montrer.
 
Commentaires de Denis Van Riet
Une belle phrase d'André Maurois : « Les peuples sont un miroir dans lequel chaque voyageur se regarde ! »
 
Commentaires de Benoît Cassegrain
A ma grande surprise, vous évoquez ici un thème que nous avons soulevé il y a peu de temps sur notre site, sous le nom de "Manifeste: Voyager avec ou sans guide (du routard, lonely)"Nous avons soulevé ce sujet une fois que nous sommes arrivés en Inde et que nous avons croisé une multitude de touristes. Dans les pays que nous avions traversé précédemment, Pakistan, Iran, Syrie, entre autre, et actuellement au Bangladesh, le tourisme est encore peu développé et nos rapports avec la population sont, la plupart du temps, très enrichissants. En Inde, ce fut l'inverse... Mais pour avoir travaillé un an dans ce pays et principalement dans les zones rurales, je connais ce qu'est la véritable richesse de cette population. Mais cette fois-ci, nous nous sommes rendu dans des endroits où le tourisme est bien développé (Dharamsala et McLeod Ganj), et à notre grande surprise, les relations humaines sont en grande majorité biaisée par l'aspect économique. Dans ce pays, aux endroits où vous retrouvez les touristes guidés par leurs fameux livres, vous trouverez les mêmes magasins, restaurants et hôtels (pour ceux qui connaissent, les "German Bakery" par exemple). Pourtant, ces livres ont tout de même de nombreuses qualités, résumant l'histoire des lieux et apportant donc des informations importantes. Mais le problème, je pense, c'est que ces livres ont provoqué un nouveau tourisme de masse. Une certaine catégorie de la population occidentale ne veut plus voyager avec les contraintes des "tours operator" (l'organisation parfaite) et s'en réfèrent plutôt à son petit guide de poche. Mais le résultat est très proche. . Nous avions posté ce thème sur VoyageForum, et nous avons été relativement déçu par rapport aux réponses qui portaient plus sur la forme de notre post que sur le fond.

Mais le tourisme, quel qu'il soit, porte à polémique... (malheureusement...).

Dans notre voyage, par exemple, nous souhaitons montrer des aspects peu connu de certains . En Asie, la majorité de la population vit à la campagne, il nous faut donc nous rendre dans les petits villages. Au Pakistan, nous évoquons le travail en commun d'une ONG locale et d'un "Landlord" progressiste qui ont ouvert une école pour les petites filles, sans discrimination d'appartenance (ici, hindous et musulmans sunnites et chiites), dans un petit village du Sindh, au sud du . Nous montrons la cohabitation harmonieuse de ces communautés et l'implication de la société civile dans son développement. Au même moment, il y avait des tensions entre musulmans sunnites et chiites plus au nord... qui font probablement la Une de l'actualité occidentale... Mais faut-il pour autant oublier ceux, qui dans le même , essayent d'améliorer les choses...?

Il n'est pas facile, c'est vrai, de se rendre dans les petits villages... Pourquoi ? Pas parce que les populations vous accueilleraient mal, bien au contraire ! Selon nous, il est plus facile d'y aller que d'y partir, tellement ces populations sont attachantes (par leurs simplicités notamment)... Mais parce que la barrière de la langue est un énorme obstacle... Je ne pense pas que ce soit le confort où quelque chose d'autre qui empêchent des occidentaux à se rendre au coeur de petits villages pour y ressentir le "vrai pouls" du ... mais tout simplement la difficulté à communiquer avec les gens. Dans notre projet, nous nous rapprochons des ONGs locales qui nous permettent d'avoir quelqu'un, de temps en temps, pour communiquer avec les gens et notamment lors de nos séances d'interviews. Et vraiment, après plus d'un an à sillonner ces campagnes, on ne se sent jamais aussi bien qu'au milieu de ces villageois qui se font un plaisir de nous expliquer leurs traditions, je crois même qu'ils en ressentent une certaine fierté ! 

Le tourisme, selon l'Asian Projekt, serait si beau s'il était parsemé (et non plus de masse) et simplement motivé par la volonté de rencontrer et de partager avec "l'autre" sa culture et ses valeurs humaines... et ainsi "mieux connaitre notre planète!"
 
Commentaires de Denis Van Riet
Ce texte est une adaptation d’un texte extrait d’une thèse soutenue en 2001 en ethnologie et intitulée « Ethnométhodologie de l’innovation et des transferts de technologie : de la théorie à l’intervention chez des artisans français et aux  ». Chaque année, entre le mois de juin et le mois d’août, de nombreux Comoriens vivant en rentrent « au bled » (c'est-à-dire au natal). Le mouvement de ces hommes a engendré des stéréotypes d’individus selon qu’ils vivent à l’étranger, restent au ou sont de passage.
 
Le « Je viens »
C’est le Comoriens qui vit à l’étranger et vient passer ses « vacances » au . « Vacances » est souvent un grand mot car en général il revient pour faire son grand mariage, assister à celui d’un proche, pour construire une maison ou encore démarrer ses propres affaires, en prévoyance d’un retour définitif ! Le « je viens » se reconnaît par son langage truffé de vocabulaire français, sa manière de s’habiller, de se comporter avec les gens, son goût et ses choix en matière de nourriture. Sa monnaie est l’Euro, ses lieux préférés dans la capitale sont la Banque Internationale des , la Poste (où il a ses comptes d’épargne) et la douane (pour dédouaner ses affaires).
Le « Je Passe »
C’est l’étranger, le touriste (Comorien ou étranger) qui ne fais que passer. Il aime observer les gens et les maisons. Il est sensible aux petits objets exotiques. Il est rarement en costume et porte plutôt le jean ou les caleçons et les « t-shirt ». Il ne reste pas longtemps. Juste le temps de dépenser son argent et repart.
Le « Je reste »
Les « Je reste » sont tous ceux qui sont restés au , qui ne l’ont jamais quitté ou sont rentrés définitivement. Certains le sont par résignation, ou faute d’avoir les moyens et/ou relations suffisants pour quitter le .
 
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STEREOTYPES ET LIEUX COMMUNS – L’AUTRE
 
Denis Van Riet
Obligés de vivre ensemble, d’échanger des marchandises et bons procédés, d’apprendre les langues mutuelles, de voyager les uns chez les autres, de s’entre-épouser, de consommer les diverses nourritures et boissons réciproques, des gens qui jusqu’alors, mises à part de brèves périodes d’accalmie, s’étaient fait tout le mal possible !
 
Jusqu’à la création de ces organismes, les gens n’ont cessé de se voir les uns les autres dans les miroirs déformants de leurs préjugés. Les points de vue, jugements, généralisations de toutes sortes sur l’étranger, son aspect physique, ses mœurs, son langage, son ciel, ses paysages, son gouvernement alimentent depuis toujours la conversation des hommes.
 



Conversations en général malveillantes. Les bibliothèques regorgent d’ouvrages consacrés au dénigrement des autres .  Que de journaux consacrés, tout au long de leur vie de journal, à pourfendre l’adversaire, avant, pendant et après les guerres. Il y a certes des exceptions : Tacite, Stendhal, …, Arthur Young à la fin du XIXème siècle qui nous informe mieux sur la que les observateurs français de l’époque.
 
Et cependant, quelle que soit la qualité de tant de propos, sereins ou pas, littéraires ou pas, polémiques ou scientifiques, ils ont en commun de postuler l’existence de caractères nationaux définis et quasiment intemporels.
 
Bien sûr, tout n’est pas vrai, mais si tout est faux, tout est triste ! Nous ne serions que des zombies.

Nous pourrions dire que notre monde serait comme la série des planches du test du Rorschach. Chaque serait une image sur laquelle les autres projetteraient leurs propres fantasmes, et qui tirerait sa vérité d’être cette planche !
Or, un fantasme projeté est un fantasme inconscient. Le sujet placé devant la planche du Rorschach dévoile par ses réactions ce qu’il refoule en lui-même. Il voit ici le père tout-puissant qu’il redoute, là le monstre affreux qui hante ses cauchemars. Il y aurait de même un monde imaginaire inventé par le jeu réciproque des inconscients nationaux.
 
Ainsi, vu de l’Angleterre, la est le du terrestre (contrairement à l’Angleterre insulaire), du bien-boire et du bien-manger, et les bords de la Méditerranée sont un paradis de transparence tant atmosphérique que psychologique.
Ainsi s’élaborent des lieux communs. Le lieu commun naît au croisement des regards réciproques.
 
En 1960, Lawrence Durrel disait « … lorsque peu à peu vous vous mettez à découvrir l’Europe, goûtant les vins, les fromages et les caractères des différents , vous commencez à réaliser qu’après tout le facteur déterminant de toute culture est dans l’esprit du lieu. Exactement comme un vignoble donné fournira toujours un vin particulier aux caractéristiques reconnaissables. […] Je crois que vous pourriez exterminer tous les Français d’un seul coup, repeupler le de Tartares et, au bout de deux générations, redécouvrir à votre grande surprise, que les caractéristiques nationales ont retrouvé leurs normes - incessante curiosité métaphysique, tendresse pour la bonne chère, individualisme passionné - même si leurs nez étaient maintenant plats … ».

Après la seconde guerre mondiale, l’Unesco subventionna des enquêtes sur les stéréotypes nationaux afin de prouver qu’ils ne correspondaient à rien, qu’ils étaient inventés de toutes pièces par les foudres de guerre au service du grand capital.
 
En Europe, aujourd’hui, les frontières n’existent plus mais de nombreux préjugés persistent.
 
Commentaires de Richard Delmas
Mon expérience personnelle de résident en est plutôt optimiste, car en général les échanges ici se passent plus en termes de complémentarité que d'opposition, y compris avec les nombreuses communautés qui vivent à Bruxelles et qui, en général, s'entrecroisent et cohabitent plutôt de façon constructive, tolérante voire généreuse. Je ne  parle pas bien sûr des rivalités intra-belges pour lesquelles je ne suis pas compétent...
 
La question est qu'il me semble que la segmentation entre être ouvert ou non à l'autre, passe plutôt à l'intérieur de chaque communauté plutôt qu'entre les communautés elles-mêmes, ce qui entraîne des radicalisations compte tenu du fait que certains ne veulent pas être exclu de la leur en ne suivant pas les revendications des plus extrêmes
 
Une façon de surmonter cette fracture est bien, selon moi, de s'attacher au "quotidien" comme le fait le projet "correspondants.org", c'est à dire de développer des ondes de convergence sur les saveurs, les parfums, les mots, les accents, la musique, le graphisme, les images, afin que chacun se reconnaisse un peu dans le vécu de l'autre et ai envie de le partager, même de façon fugace et temporaire.
 
J'espère que nous pourrons y parvenir grâce aux échanges du réseau, dans la simplicité et la tolérance, qualités et non valeurs idéologiques que le monde de l’Occitanie a contribué à transmettre à travers les siècles en diffusant les modes de vie des troubadours, de l'amour courtois, du rugby, comme un art de vivre ensemble au mieux, au jour le jour.
 
Et comme le disait Michel de Certeau au début de « L'invention du quotidien » :
« Cet essai est destiné à l’homme ordinaire. Héros commun. Personnage disséminé. Marcheur innombrable. En invoquant, au seuil de mes récits, l’absent qui leur donne commencement et nécessité, je m’interroge sur le désir dont il figure l’impossible objet. Ce héros anonyme vient de très loin. C’est le murmure des sociétés… » (M. de Certeau, L’invention du quotidien, 1/ Arts de faire, 1e partie, « Une culture très ordinaire », rééd. Gallimard/ Folio Essais n° 146, 2002, p. 11)
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STEREOTYPES ET DISCRIMINATION
 
Bettina Lehrhaupt
Un article du Monde, faisant le point sur les stéréotypes véhiculés par les manuels scolaires des petits Français. Des commentaires?
Des manuels encore un peu trop blancs
LE MONDE | 06.11.08 | 11h42

 
Une femme voilée pour illustrer la Turquie, une main rachitique pour symboliser l'… Sans attendre que Barack Obama fasse son entrée dans les livres d'histoire des écoliers français, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) publie, jeudi 6 novembre, une grande enquête sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires.
Pas moins de 29 ouvrages et 3 097 illustrations ont été passés au crible par une équipe de chercheurs de l'université Paul-Verlaine de Metz. Le constat n'est pas accablant. Premier relatif satisfecit : les minorités visibles… sont visibles. 10% des illustrations représentent "un personnage principal de couleur", dont un peu plus de la moitié un personnage "pouvant être perçu comme étant originaire d' du Nord ou du Moyen-Orient". Ensuite, parce que les clichés racistes hérités de la période coloniale ont disparu. Le discours antiraciste y est présent. Les discriminations à l'égard des minorités visibles sont davantage dénoncées que celles à l'encontre d'autres groupes tels que les femmes, les handicapés, les seniors ou les homosexuels, également étudiés par l'enquête.
Toutefois, certains stéréotypes ont encore la vie dure. D'abord, note la Halde, certaines minorités sont manifestement plus mises en valeur que d'autres. Ensuite, les manuels de géographie en particulier, dans les chapitres sur l' et le Maghreb, mettent l'accent sur la pauvreté sans que soient par ailleurs représentées des situations positives de modernité pourtant présentes dans les étudiés.
Les personnes noires sont particulièrement stigmatisées. Les illustrations où elles apparaissent, tant en géographie, en sciences de la vie et de la terre qu'en éducation civique, renforcent encore souvent le stéréotype de l'Africain non seulement pauvre, mais aussi malade. Dans les manuels d'histoire, la présence des personnes noires, fortement liée à la question de l'esclavage et à celle de la ségrégation raciale aux Etats-Unis, amène certains élèves à considérer que "pour les Français, Noir égale esclave". Autant de représentations qui, selon les auteurs, contribuent à entretenir "une vision inégalitaire entre Noirs et Blancs en faisant appel à un registre émotionnellement inutile". Bref, le "sanglot de l'homme blanc" n'est jamais bien loin.
Les auteurs ne préconisent évidemment pas de taire la vérité sur les faits, comme l'esclavage ou la famine. "Cependant, insistent-ils, les contenus susceptibles de produire des identifications négatives doivent être absolument relativisés." A quand la photo d'un cybercafé en plein milieu d'un quartier populaire à Tunis ou à Bamako ou d'un agriculteur africain consultant les cours des matières premières sur son ordinateur? "Les minorités visibles apparaissent davantage comme des personnages de débats portés par les manuels que des personnages de manuels au même titre que les autres", résume un enseignant d'anglais.
Au-delà des illustrations, le choix des exemples, ou des prénoms dans les exercices, y compris de mathématiques, n'est pas anodin. Chez Hatier (manuel de 5e), une petite fille réussit-elle son exercice de géométrie? Normal, elle porte un prénom "bien français". Sa camarade de classe se trompe? Pas de chance, elle s'appelle Samira. "Ce type d'exercice peut renforcer le stéréotype de l'élève maghrébin ou noir en situation d'échec scolaire ou éveiller un sentiment de discrimination", notent les auteurs de l'étude, alertés eux-mêmes par des élèves de 5e.
Le lien qui est fait avec les appartenances religieuses, et en particulier l'islam, tend aussi à entretenir une discrimination. Pourquoi Nathan (manuel d'histoire-géographie de terminale) illustre-t-il l'islam avec une mosquée située hors du territoire national, et le catholicisme avec la cathédrale de Chartres? Forcément, un tel choix ne peut que renforcer l'idée que l'islam est une religion étrangère à la . Surtout que le texte évoque "la crise des vocations" mais jamais "l'évolution de la pratique religieuse".
De même, recourir à la symbolique du voile, notamment du niqab, dans une illustration évoquant le refus de l'Union européenne d'intégrer la Turquie est pour le moins périlleux. Certes, ce choix peut avoir pour but de faire réagir les élèves et d'être discuté en classe mais, relèvent les auteurs de l'étude, "il risque surtout de renforcer le stéréotype selon lequel le port du voile justifie toutes les formes de rejet et d'exclusion".
Il y a une autre façon d'exclure. Ne pas montrer. En sciences de la vie et de la terre, les corps noirs sont particulièrement peu représentés. Dans un autre registre, l'origine étrangère d'une célébrité, comme Picasso, n'est pas systématiquement évoquée.
Dans ses recommandations, la Halde reconnaît que "les stéréotypes sont peu fréquents mais ils existent, d'autant plus que la fréquence n'enlève rien à l'effet qu'ils peuvent produire chez celui ou celle qui en est victime". Jugeant le bilan "mitigé", elle recommande surtout aux éditeurs de ne pas se contenter de "représenter correctement deux ou trois minorités visibles, en ignorant les autres".
Ce premier principe établi, la Halde recommande d'éviter les stéréotypes véhiculés par des représentations exagérément choquantes, "sans pour autant dissimuler le rapport à la vérité des faits". Comment? En procédant par contraste ou contre-stéréotype. Les auteurs délivrent un satisfecit à Magnard pour avoir illustré un de ses ouvrages d'histoire-géographie avec "un berger massaï au milieu de son troupeau, souriant et plutôt bien portant, téléphone portable à la main". En revanche, c'est le même éditeur qui publie (dans un autre ouvrage) la main famélique. "Un même manuel peut contenir des contre-stéréotypes pertinents, mais également des stéréotypes que nous condamnons", déplorent les chercheurs.
Les manuels de français doivent aussi s'ouvrir davantage à la diversité culturelle. "L'identité française qu'ils véhiculent au travers de la littérature, et de l'intitulé de leur discipline, ne doit pas laisser de côté les minorités visibles qui constituent la société civile", relève la Halde.
Parallèlement à cette réflexion, la Halde estime qu'un débat et des recherches mériteraient d'être engagés sur l'enseignement de la religion en , notamment sur la représentation de l'islam et des musulmans dans les manuels scolaires. Mais la Halde ne se fait guère d'illusions. "La meilleure volonté des éditeurs ne suffira pas à faire réellement évoluer certains manuels, si les programmes ne les aident pas à introduire davantage les minorités visibles dans le respect de l'évitement des stéréotypes."
Laetitia van Eeckhout

 
Commentaires de Gratien Kitambala
Au sujet de l'article du Monde sur les stéréotypes dans les manuels scolaires, il y a de quoi se réjouir de tous les progrès enregistrés. Cela m'amène, en même temps, à une question : quel est, dans la vie des communauté, le plus grand vecteur des stéréotypes ? En d'autres termes, pour que la bataille contre les stéréotypes ait des chances de donner le plus de résultats, par quoi doit-on commencer ?
Commentaires de Denis Van Riet
Vous trouverez ci-après un sujet d'actualité sur la discrimination dans les manuels scolaires d’après un article du point.fr

« En transmettant des savoirs, les manuels scolaires proposent des représentations de la société. Ils peuvent véhiculer des représentations stéréotypées qui peuvent être à l’origine de discrimination. L’image des hommes et des femmes continue de subir un traitement différencié moins valorisant pour les femmes. Les chercheurs observent toutefois que la lutte contre les discriminations envers les femmes, fondées à l’origine,  ou encore sur les personnes en situation de handicap font l’objet d’un engagement plus important que la lutte contre les discriminations envers les personnes homosexuelles et envers les seniors. Les illustrations utilisées dans les livres scolaires sont encore trop souvent réductrices. Ainsi dans les manuels de géographie, les chapitres sur l’ ou le Maghreb montrent trop souvent la pauvreté avec des d’enfants de rue, ou de paysans traditionnels, mais on ne parle pas assez du dynamisme de ces et de la modernité que l’on y trouve. Globalement, les renforcent le stéréotype du « Noir pauvre et malade » ce qui entretient une vision inégalitaire entre Noirs et Blancs ! » Le point.fr

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Synthèse préparée par Denis Van Riet & Arnaud Klein 
à partir des contributions des membres du réseau Correspondants.org : Bettina Lehrhaupt, Gratien Kitambala, Vartouhi Pétrossian, Denis Van Riet, Richard Delmas, Marie-Anne Delahaut, Irina Vassileva et Benoît Cassegrain.

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