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 1er jour à Bamako

Note : 3.1/5 (16 notes)

 

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1ère journée à Bamako.
 
Accueil particulièrement chaleureux par nos hôtes et l’équipe déjà présente sur place. C’est bientôt l’hiver, 27°C et il pleut.
Nous traversons la ville de Bamako (45km – 2,5 millions d’habitants) pour arriver au sympa hôtel dans le quartier central de l’Hippodrome dans une ambiance (une des 180 chaînes de radio de Bamako) très malienne. Les grands axes sont asphaltés mais les autres routes sont plus difficiles. Les mares d’eau cachent des nids de poules parfois étonnants.
Au lever, la pluie a cessé. Départ pour un des marchés de Bamako (il y en a 4), celui de Médine. Les Maliens sont très souriants et particulièrement accueillant. Nous nous sentons en sécurité. Nous échangeons des « bonjour » ou « anisogoma » et des « ça va ? ça va » à chaque rencontre. Le contact est très facile avec les habitants. Nous, européens avons beaucoup à apprendre de la communication. Les maliens aiment parler et tout est possible si l’on communique bien sa demande. Le principe des réseaux est particulièrement édifiant. Si l’interlocuteur ne peut répondre lui-même, ce sera un ami ou l’ami d’un ami !  
Les moyens de locomotions principaux sont la petite moto (Honda et Yamaha 100 et 125), mais surtout la mobylette KTM chinoise (pas chère, silencieuse et peu gourmande ) qui ne nécessite pas de permis, le taxi jaune (voiture) et vert (fourgonnette aménagée en bus), le vélo et quelques voitures individuelles. Le port du casque est inexistant.
Au , il n’y a ni couverture sociale ni assurance chômage. C’est donc le royaume de la débrouille. Tout, absolument tout est récupéré, transformé et se vend. D’ailleurs, dans les rues, il n’y a pas la moindre poubelle.
Marchands de puces et recharges téléphoniques « Orange » à tous les coins de rue, cybercafé, ateliers de réparations mécaniques en tous genres, tailleurs, couturiers, viandes qui sèchent sur des feux improvisés. Recyclage de vieux téléphones, récupération des pièces, remontage. Le téléphone ou la carte est bloqué, « pas de problème », en 5 minutes tout fonctionne parfaitement.
De nombreux marchands ambulants (souvent des femmes, bébé attaché dans le dos) proposent des bananes ou pastèques, arachides grillées. Des enfants proposent des petits sacs emplis d’eau potable. Les hommes sont assis à l’ombre sur des sièges de fortune et partagent  « le grain », moment de détente durant lequel on partage du thé à la menthe sucré.
Au marché, l’ambiance est toute autre. Un dédale de ruelle où se jouxtent des centaines d’échoppes rudimentaires. Toutes sortes de commerces, de l’alimentaire aux vêtements de seconde main, en passant par tous les matériaux de récupération, les casses automobiles, le recyclage et façonnage de tous métaux, sacs plastiques et papiers. Les senteurs sont parfois particulièrement intenses. La température est de 37°C. La population des marchés est pauvre mais fière et propre.
Notre désir d’effectuer quelques prises de vues et au marché est parfois mis à mal. Gros sujet de discussion au . Il faut chaque fois demander à la personne l’autorisation de la photographier et lui montrer le résultat ensuite. Malgré cela certains refusent ou acceptent … moyennant un léger dédommagement ! L’idée qui semble prédominer est que l’étranger va tirer profit de sa photo et que dès lors, il est normal qu’ils en profitent également ! Le toubabou (le blanc alors que le noir est le farafi) est toujours considéré comme riche. Tout est relatif en  !
Nous prenons un taxi vert, sotrama, vieille fourgonnette aménagée de bancs aux extrémités et d’une barre sous le toit pour s’accrocher, les stops brutaux sont nombreux et imprévisibles. 150 CFA , soit 0,25€ par personne. Pour descendre, il suffit de frapper sur le toit. Sur le bus est indiqué « ATTENTION, on ne vit qu’une fois ! », nous voilà avertis !
Nous prenons un taxi, jaune cette fois, pour rentrer à l’hôtel et nous rafraîchir.
Le vent se lève légèrement, le ciel se couvre, la pluie est de retour.
Afin de nous intégrer au mieux de la culture locale, nous décidons de nous faire tailler un costume local. Le marchand d’étoffes se déplace et nous propose ses différents tissus imprimés. Nous allons chez un tailleur, 2 m sur 3 avec trois machines à coudre à pédales. Nous parlons du modèle et du prix. Les 4 costumes seront prêts dans 3 jours !
Le soir nous dînons avec nos hôtes au « pili-pili ». L’occasion de faire une première fois connaissance avec les spécialités régionales, relativement à fort épicées. Les brochettes et filets de capitaine (le djégé), poisson du fleuve , la carpe, le poulet kedjénou, le tout accompagné de manioc, de frites et de bananes sautées. Un régal ! Comme boisson, une grande bière (50cl) Castel.

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